طه

Ta-Ha

Sourate 20 · 135 versets · Revelation mecquoise

Verset 1

Le terme Ta-Ha provient du verbe «Wata'a» qui signifie «Reposer le pied», car, d'après Ibn Abbas, Ikrima, Moujahed et autres exégètes, le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- se levait fréquemment la nuit pour prier en se mettant debout sur un seul pied ce qui lui causait beaucoup de peine. Dieu lui ordonne de reposer son pied et se mettre debout sur les deux afin de lui alléger la fatigue. Quoiqu'étrange soit cette interprétation, l'auteur de cet ouvrage ne l'a ni adoptée ni niée, et d'après lui le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- consacrait la nuit pour prier au point où ses deux pieds s'enflaient.

Verset 2

«Nous ne t'avons pas révélé ce Livre pour te faire souffrir» une expression qui dénote la compassion et la haute considération que le Seigneur réservait à Son Messager. Selon Ad-Dahak, au fur et à mesure que les versets se succédaient le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- et les premiers islamistes observaient les prescriptions et les enseignements divins et priaient. Les idolâtres Qoraïchites disaient: «Ce Coran n'a été descendu sur Mouhammed que pour le rendre malheureux». Ce verset fut alors révélé pour montrer que le Coran n'a été révélé que pour accorder le bien, tout le bien, à ceux qui s'y conforment. La preuve en est aussi ce hadith rapporté dans les deux Sahih: «Celui à qui Dieu veut du bien, Il l'instruit dans la religion». At-Tabarani, de sa part, rapporte ce hadith d'après Tha'laba Ben Al-Hakam, dans lequel le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Au jour de la résurrection lorsque Dieu s'assoira sur Son Trône pour juger les hommes, Il dira aux savants (ulémas): «Je ne vous ai accordé (une partie) de Mon savoir et Ma sagesse que pour pardonner vos péchés quelles qu'étaient sans en tenir compte».

Verset 3

Qatada, quant à lui, a dit: «Je jure par Dieu que ce Coran n'a pas été descendu pour rendre les hommes malheureux, bien au contraire, il n'est que miséricorde, lumière et guidance vers le Paradis «Mais pour avertir les gens de bonne foi», donc un Rappel à ceux qui redoutent Dieu afin qu'ils en tirent le plus grand profit et alors ils assureront à eux-mêmes l'admission au Paradis avec la permission et la miséricorde du Seigneur.

Verset 4

«C'est une révélation envoyée par le créateur de la terre et des cieux inaccessibles». Le Coran est une révélation du Créateur des cieux élevés et la terre dont une distance de cinq cents ans de marche sépare un ciel d'un autre, comme il est cité dans un hadith rapporté par Tirmidhi.

Verset 5

«Par le Miséricordieux qui, du haut de Son trône, exerce Sa Souveraineté» ou suivant une autre traduction: «Le Miséricordieux se tient en majesté sur Son Trône». Au sujet de ce verset l'auteur conseille de l'adopter comme tel car la plus belle conduite consiste à imiter les ancêtres à ne plus donner tant d'interprétations tant qu'il n'est égal à Dieu ni lui est semblable. Donc cette «tenue» ou cet «établissement» sur le Trône ne doit pas être pris au sens concret.

Verset 6

Tout ce qui se trouve dans les cieux et ce que contient la terre et entre les deux appartient à Dieu dont Il dispose à Sa guise.

Verset 7

«Peu importe que tu élèves la voix. Il perce tous les secrets et découvre tout ce qu'on Lui cache». Ce que les hommes commettent et ce qu'ils proposent de le faire même avant son exécution, Dieu le connaît parfaitement car, par rapport à Lui, les fils d'Adam ne sont qu'une seule âme comme Il l'affirme dans ce verset: «Vous créer et vous ressusciter, c'est pour Lui comme créer et ressusciter une seule personne» [Coran XXXI, 28]. Ad-Dahak a dit: «O homme, tu connais ce que tu gardes secret aujourd'hui, mais tu ne connais pas ce que tu comptes tenir caché demain, mais Dieu connaît l'un et l'autre». Mais Moujahed a dit qu'il s'agit de la suggestion.

Verset 8

«Il est Allah. Il n'y a d'Allah que Lui. Il porte les épithètes les plus sublimes». Les noms, les épithètes et les qualités les plus parfaits et sublimes appartiennent à Dieu. Nous avons déjà commenté cela auparavant (voir la fin de la sourate de l'A'raf-Coran VII).

Verset 9

Cela eut lieu lorsque Moïse passa la période convenue entre lui et son beau-père quand il lui a donné sa fille en mariage. Ce fut aussi le début de la révélation. À savoir que Moïse se fut absenté d'Égypte plus de dix années; et en ce jour-là il s'y dirigeait accompagné de sa femme.

Verset 10

Le temps était pluvieux et la nuit était obscure. Il campa dans une gorge d'une montagne dans une nuit où le froid était excessif, il pleuvait à torrent, l'obscurité et les nuées l'enveloppaient avec sa femme. Il vit un feu de loin dans l'autre côté de la montagne. Éprouvant une certaine joie, il dit à sa femme: «Peut-être pourrai-je vous rapporter un peu de braise...» pour nous réchauffer, ou bien ce feu me fera-t-il trouver une direction. Il s'avéra, d'après Ibn Abbas, que Moïse avait perdu son chemin. De toute façon, s'il ne trouvait pas quelqu'un qui lui indiquerait le chemin, il pourrait apporter un tison pour se réchauffer.

Verset 11

Une fois se trouvant auprès du feu, une voix interpella Moïse «Je suis ton Seigneur». Mentionnant le même événement, Dieu a dit ailleurs: «Lorsqu'il atteignit la lumière, d'un arbre se dressant dans une plaine bénie, sur la berge droite de la rivière, une voix laissa tomber ces mots: «Ô Moïse, Je suis Allah, le Maître de l'univers» [Coran XXVIII, 30].

Verset 12

«Quitte tes chaussures». Dieu ordonna à Moïse d'ôter ses chaussures qui ont été faites, d'après Ali et d'autres, en cuir d'âne, car il se trouva dans une région sanctifiée, la vallée de Tuwa. Et pour lui montrer le rang qu'il lui est réservé, Dieu lui dit: «Je t'ai élu» comme Il a dit ailleurs: «Je t'ai préféré aux autres hommes pour porter mes messages et tu es le premier à entendre mes paroles» [Coran VII, 144]. Pour quelle raison? Les exégètes ont répondu que ce fut à cause de la modestie extrême de Moïse.

Verset 13

«Écoute ce qui te sera révélé» et prête bien ton attention.

Verset 14

«Je suis Allah. Il n'y a d'autre Allah que Moi». Ce fut le premier ordre aux mortels de ne croire qu'en un seul Dieu, Unique et n'a pas d'associés. «Adore-moi» et ne voue aucun culte à qui que ce soit, et observe la prière en invoquant mon nom, et lorsque tu t'en rappelles. À ce propos le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Lorsque l'un d'entre vous s'endort avant de s'acquitter de la prière prescrite ou s'il l'oublie, qu'il la fasse quand il s'en rappelle, car Dieu a dit: «Fais la prière en souvenir de Moi» (Rapporté par Ahmed d'après Anas Ben Malik)».

Verset 15

«L'Heure viendra», sa survenue est inéluctable. «Peu s'en faut qu'elle ne se manifeste». Aucune créature que ce soit dans les cieux ou sur la terre ne saurait sa production, car c'est un des mystères que Dieu a caché aux hommes, Il ne l'a révélé ni à un ange ni à un Prophète. «Elle bouleversera les cieux et la terre et arrivera brusquement» [Coran VII, 187]. Quand cette Heure sera dressée, toute âme sera «récompensée suivant ses œuvres» ne serait-ce que le poids d'un atome du bien ou du mal.

Verset 16

«Ne t'en laisse pas distraire par ceux qui n'y croient pas et s'abandonnent à leurs passions». Ne suis donc pas ceux qui mécroient à l'Heure et s'adonnent à leurs passions et se contentent des plaisirs du siècle sinon tu périrais.

Verset 17

«Qu'as-tu dans ta main droite? ô Moïse». Sur un ton familier, Dieu demande à Moïse: «Qu'est-ce cela dans ta main droite?» Une interrogation qui sera ensuivie d'une résolution.

Verset 18

«C'est mon bâton, dit-il. Je m'appuie sur lui ou je m'en sers pour conduire mon troupeau. Je l'emploie à d'autres usages encore.» Et Moïse de répondre: C'est mon bâton sur lequel je m'appuie en marchant et avec lequel j'abats du feuillage pour en donner à mon troupeau, aussi ce bâton me servira-t-il pour d'autres usages.

Verset 19

«Jette-le, ô Moïse», dit-il.

Verset 20

Il le jette et voilà qu'il se métamorphose en serpent qui se tortille. La question de la transformation du bâton en un serpent est, certes, l'un des grands signes miraculeux de la part de Dieu. «Jette-le ô Moïse». Et le voici un grand serpent qui rampait ne passant par un arbre ni une pierre sans l'avaler, et Moïse entendit le craquement des pierres et des bois à l'intérieur de son ventre. Pris de panique, il prit la fuite. On l'interpella de nouveau: «Reviens et reprends ton bâton». Puis on le rassura en lui disant: «Saisis-le, ne crains rien. Nous lui redonnerons sa forme première». On a dit qu'à ce moment-là Moïse portait une tunique en laine. Quand il fut ordonné de saisir le bâton, il enroula le pan de son vêtement sur sa main, puis la mit dans la bouche du serpent et put sentir le grincement de ses dents, enfin le voilà qui revient à son premier état: un bâton.

Verset 21

Il dit : « Prends-la et ne crains rien. Nous la ramènerons à son premier état. » Le Seigneur ordonna à Moïse de saisir le serpent avec sa main et Il lui garantit qu'il ne lui arriverait rien. En effet, dès qu'il l'empoigna avec sa main, il redevint un bâton comme auparavant. Moïse fut témoin de ce miracle pour qu'il n'ait pas peur quand le bâton se transformerait en serpent devant Pharaon.

Verset 22

« Et introduis ta main dans ton flanc : elle en sortira blanche, sans aucun mal. Voici un autre prodige. » Il s'agit ici de la main droite, c'est-à-dire la paume, qu'il devait introduire dans son flanc gauche sous le bras, dans l'aisselle, puis la ressortir - elle émergerait blanche en contraste avec la couleur de peau habituelle, sans aucune maladie ni défaut. C'est là un autre signe, ces deux qualificatifs « blanche » et « sans mal » constituent deux compléments circonstanciels se référant au sujet du verbe « elle sortira ».

Verset 23

« Afin que Nous te fassions voir de Nos prodiges les plus grands. » Lorsque tu feras cela comme décrit ci-dessus, c'est afin de manifester nos plus grands signes, le signe qui constitue la plus grande preuve de la vérité de ta mission de la part de Dieu.

Verset 24

« Va vers Pharaon : il s'est vraiment rebellé ! » Va comme messager de Dieu vers Pharaon et ceux qui sont avec lui. Il a vraiment transgressé, il a dépassé les limites habituelles dans sa mécréance en prétendant être un dieu.

Verset 25

Il dit : « Seigneur, ouvre-moi ma poitrine. » Moïse demanda à son Seigneur d'élargir sa poitrine pour qu'elle puisse supporter le poids du Message divin. En voilà une faveur que Moïse demanda à son Seigneur de lui accorder, une telle mission exige la patience, car Il l'a envoyé vers un roi parmi les plus puissants à cette époque, le plus redoutable, le plus tyrannique et le plus rebelle.

Verset 26

« Et facilite ma mission. » Rends facile pour moi mon affaire afin que je puisse la délivrer. Moïse avait été élevé dans la cour de Pharaon, alors qu'il était nourrisson dans son propre palais, puis avait tué l'un des siens. Craignant les représailles, il avait pris la fuite et passé toutes ces années loin de Pharaon. Puis Dieu vient le charger de cette mission qui consistait à l'appeler à adorer Dieu seul sans rien Lui associer.

Verset 27

« Et dénoue un nœud de ma langue. » Délie ma langue pour qu'on comprenne mes paroles. Moïse demanda à Dieu de lui donner la facilité de s'exprimer mais sans que cela soit totalement - le résultat de sa langue ayant été brûlée par un charbon ardent qu'il avait placé accidentellement dans sa bouche quand il était enfant. S'il avait demandé cela complètement à Dieu, Il l'aurait exaucé, car les Prophètes ne demandaient au Seigneur que ce qui leur facilitait leur mission. Donc cette difficulté de s'exprimer persista chez lui, car Pharaon fit allusion à ce défaut quand il s'adressa à son peuple en parlant de Moïse : « Ne suis-je pas supérieur à ce vil individu, qui s'exprime si maladroitement » [Coran XLIII, 52].

Verset 28

« Afin qu'ils comprennent mes paroles. » Pour qu'ils puissent comprendre ce que je dirai quand je délivrerai le Message. Ibn Abbas a dit à ce propos : « Moïse se plaignit auprès de Dieu du meurtre qu'il a commis et de la vengeance de Pharaon, et son incapacité d'exprimer avec éloquence car sa langue était comme nouée et ses paroles incompréhensibles. C'est pourquoi il a demandé de le secourir par l'un des siens. »

Verset 29

« Donne-moi un assistant de ma famille. » Et accorde-moi un ministre, un assistant pour cette tâche, de ma famille. Ibn Abbas a commenté cela en disant que grâce à cette demande Dieu accorda la prophétie et à Moïse et à Aaron. On a rapporté aussi que Aïcha était sortie pour faire la visite pieuse (Oumra). En s'installant dans un des camps de bédouins, elle entendit quelqu'un demander à ses concitoyens : « Quel frère était dans le bas monde le plus profitable à son frère ? » On lui répondit : « Nous ne savons pas. » Il rétorqua : « Et moi aussi je ne connais pas, je jure par Dieu. » Aïcha dit alors en soi-même : Cet homme a juré par Dieu qu'il l'ignore alors qu'il le connaissait très bien. Mais cet homme ne tarda à dire : « Moïse, quand il demanda à Dieu d'accorder le don de prophétie à son frère. » Et Aïcha de s'écrier : « Par Dieu, tu dis vrai. »

Verset 30

« Aaron, mon frère. » Aaron constitue le second complément d'objet, « mon frère » étant un complément explicatif. « Affermis-moi par son aide. Associe-le à ma mission » en me prodiguant des conseils. « Nous pourrons ainsi mieux Te glorifier. Nous pourrons Te prier plus assidûment. » À ce propos Moujahed a dit : On ne peut être parmi ceux qui invoquent et glorifient Dieu que lorsqu'on le fait debout, assis et étendu.

Verset 31

Confirme par lui ma force, mon courage.

Verset 32

Et associe-le à mon affaire, c'est-à-dire à la transmission du Message. Les deux verbes 'ushdud' (confirme) et 'ashrikhu' (associe) sont à l'impératif et au subjonctif apocopé, constituant une supplique.

Verset 33

Afin que nous puissions Te glorifier en répétant sans cesse nos glorifications.

Verset 34

Et Te rappeler en répétant sans cesse notre dhikr.

Verset 35

En vérité, Tu nous vois toujours, Tu es toujours Connaissant, nous ayant fait grâce en nous désignant pour transmettre le Message.

Verset 36

Il dit : 'Ta demande t'a été accordée, ô Moïse !' comme une faveur de Notre part envers toi.

Verset 37

Et certainement, Nous t'avons déjà fait une faveur une autre fois.

Verset 38

Quand, pour explication de cette faveur, Nous révélâmes à ta mère, soit dans son sommeil soit par inspiration - lorsqu'elle t'a donné naissance et craignait que Pharaon ne te fasse tuer pour être l'un des nouveau-nés hébreux.

Verset 39

« Place-le dans l'arche, puis jette-le avec l'arche dans le fleuve, dans le courant du Nil, et le fleuve le rejettera sur la rive », c'est-à-dire sur son bord. L'impératif ici exprime un ordre divin. Et après qu'il t'eut pris, J'ai répandu sur toi un amour venant de Moi pour que tu sois aimé des gens ; et en effet Pharaon et tous ceux qui te voyaient t'aimaient ; et pour que tu sois élevé sous Mes yeux, nourri sous Ma guidance.

Verset 40

Moïse passa à Madian la période que Dieu lui a décrétée puis vint au jour fixé. Dieu l'a choisi pour Soi-même, c'est-à-dire pour Sa cause. À ce propos, Abou Houraira rapporte que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit : « Adam et Moïse se sont rencontrés. Moïse dit à Adam : C'est toi qui as rendu toute l'humanité malheureuse en les faisant sortir - par ton péché - du Paradis ? Il lui répondit : C'est toi que Dieu a choisi de préférence aux hommes pour communiquer Son message, t'a créé pour Sa cause et t'a révélé le Pentateuque. - Certes oui, répliqua Moïse. Et Adam de répliquer : N'as-tu pas trouvé - dans ton Livre - que Dieu a prédestiné cela pour moi avant ma création ? - Oui, dit Moïse. Et Adam - par cet argument - eut le dessus sur Moïse » (Rapporté par Boukhâri et Mouslim). Puis Dieu ordonna à Moïse d'aller chez Pharaon avec son frère Aaron, dotés des signes et des miracles, sans négliger l'invocation de Son nom. Ils devaient donc à tout moment invoquer le nom de Dieu, car en faisant cela, ils n'auraient rien à craindre car Il les soutiendrait en toute occasion. « Dirigez-vous vers Pharaon, l'impie qui s'est rebellé, a désobéi à Dieu et traité les gens avec injustice. Tenez-lui un langage conciliant. » Il y a là une belle exhortation, car Pharaon représentait le despote injuste tandis que Moïse était l'élu de Dieu parmi tous les hommes à cette époque. Al-Hassan Al-Basri a commenté ce verset et dit : « Moïse devait exhorter Pharaon et lui dire : Tu as un Seigneur devant qui tu seras rassemblé, il y aura à la fin, comme sort final, le Paradis ou l'Enfer. » Bref, ils devaient lui adresser des paroles courtoises afin de toucher son cœur et ce sera plus efficace, comme Dieu a dit ailleurs : « Rallie les hommes au culte de ton Seigneur par de sages et persuasifs appels. Si tu discutes avec eux, sois modéré » [Coran XVI, 125]. Peut-être cela portera Pharaon à réfléchir ou à éprouver de la crainte, ensuite il se détournera de son égarement et aura trouvé son salut. Mais, d'après les dires d'Al-Hassan Al-Basri, cela signifie : « Ne lui dites, toi et ton frère, qu'il sera condamné avant que Je lui accorde la chance de se repentir. » Moïse et son frère Aaron redoutaient Pharaon et sa violence. Ils se plaignirent à Dieu : « Nous craignons qu'il ne se livre à quelque acte de violence et ne commette quelque brutalité » du moment qu'ils ne méritèrent aucune torture ni châtiment. Mais le Seigneur les rassura : Je suis avec vous, J'entends et Je vois. Rien ne Me sera caché ni de vos actes et paroles ni des siens. Je le tiens par le toupet : il ne parlera, ni respirera, ni commettra un acte de violence sans Ma permission. Quant à vous, Je vous secourrai, vous aiderai et vous préserverai de toute brutalité. « Allez et dites-lui : Nous sommes les envoyés de ton Seigneur. » Nous avons déjà parlé de leur entrevue avec Pharaon dans le récit des épreuves. « Nous t'apportons une preuve de ton Maître » : des signes évidents et même des miracles. « Paix à ceux qui suivent la bonne voie. » La paix, certes, sera sur quiconque aura suivi la bonne Direction. À ce propos on cite que, lorsque le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - avait envoyé une lettre à Héraclius, le chef des Romains, elle contenait ceci : « Au nom d'Allah le Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Mouhammad le Messager de Dieu à Héraclius le chef des Romains. La paix soit sur quiconque suit la bonne voie. Je t'appelle à te convertir à l'Islam, tu te sauveras et Dieu t'accordera une double récompense... ». Moïse et Aaron dirent à Pharaon : « Paix à ceux qui suivent la bonne voie. Il nous a été révélé que ceux qui nous traitent d'imposteurs et nous délaissent seraient châtiés. » Nous ne le disons pas cela de nous-mêmes mais d'après une révélation de Dieu. Et quiconque Lui aura désobéi, sera châtié. Dieu a dit ailleurs : « Je vous mets en garde contre le feu qui flambe. N'y seront jetés que ceux qui se seront livrés à leurs passions, nous auront reniés et dédaignés » [Coran XCII, 14-16].

Verset 41

Et Je t'ai choisi pour Moi-même c'est-à-dire pour Ma cause. À ce propos, Abou Houraira rapporte que l'Envoyé de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Adam et Moïse se sont rencontrés. Moïse dit à Adam: «C'est toi qui as rendu toute l'humanité malheureuse en les faisant sortir- par ton péché- du Paradis?» Il lui répondit: «C'est toi que Dieu a choisi de préférence aux hommes pour communiquer Son message, t'a créé pour Sa cause et t'a révélé le Pentateuque». - Certes oui, répliqua Moïse. Et Adam de répliquer: «N'as-tu pas trouvé - dans ton Livre - que Dieu a prédestiné cela pour moi avant ma création? - Oui, dit Moïse. Et Adam -par cet argument- eut le dessus sur Moïse» (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

Verset 42

Puis Dieu ordonna à Moïse d'aller chez Pharaon avec son frère Aaron, dotés des signes et des miracles, sans négliger l'invocation de Son nom. Ils devaient donc à tout moment invoquer le nom de Dieu, car en faisant cela, ils n'auraient rien à craindre car Il les soutiendrait en toute occasion.

Verset 43

«Dirigez-vous vers Pharaon, l'impie qui s'est rebellé, a désobéi à Dieu et traité les gens avec injustice.

Verset 44

«Tenez-lui un langage conciliant». Il y a là une belle exhortation, car Pharaon représentait le despote injuste tandis que Moïse était l'élu de Dieu parmi tous les hommes à cette époque. Al-Hassan Al-Basri a commenté ce verset et dit: «Moïse devait exhorter Pharaon et lui dire: Tu as un Seigneur devant qui tu seras rassemblé, il y aura à la fin, comme sort final, le Paradis ou l'Enfer. Bref ils devaient lui adresser des paroles courtoises afin de toucher son cœur et ce sera plus efficace, comme Dieu a dit ailleurs: «Rallie les hommes au culte de ton Seigneur par de sages et persuasifs appels. Si tu discutes avec eux, sois modéré» [Coran XVI, 125]. Peut-être cela portera Pharaon à réfléchir ou à éprouver de la crainte, ensuite il se détournera de son égarement et aura trouvé son salut. Mais, d'après les dires d'Al-Hassan Al-Basri, cela signifie: «Ne lui dites, toi et ton frère, qu'il sera condamné avant que Je lui accorde la chance de se repentir».

Verset 45

Moïse et son frère Aaron redoutaient Pharaon et sa violence. Ils se plaignirent à Dieu: «Nous craignons qu'il ne se livre à quelque acte de violence et ne commette quelque brutalité» du moment qu'ils ne méritèrent aucune torture ni châtiment.

Verset 46

Mais le Seigneur les rassura: Je suis avec vous, J'entends et Je vois. Rien ne me sera caché ni de vos actes et paroles ni des siens. Je le tiens par le toupet: il ne parlera, ni respirera, ni commettra un acte de violence sans Ma permission. Quant à vous, Je vous secourrai, vous aiderai et vous préserverai de toute brutalité.

Verset 47

«Allez et dites-lui: Nous sommes les envoyés de ton Seigneur» Nous avons déjà parlé de leur entrevue avec Pharaon dans le récit des épreuves. «Nous t'apportons une preuve de ton Maître» des signes évidents et même des miracles. «Paix à ceux qui suivent la bonne voie» La paix, certes, sera sur quiconque aura suivi la bonne Direction. À ce propos on cite que, lorsque le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- avait envoyé une lettre à Héraclius, le chef des Romains, elle contenait ceci: «Au nom d'Allah le Miséricordieux, le Très Miséricordieux». De Mohammad le Messager de Dieu à Héraclius le chef des Romains. La paix soit sur quiconque suit la bonne voie. Je t'appelle à te convertir à l'Islam, tu te sauveras et Dieu t'accordera une double récompense...».

Verset 48

Moïse et Aaron dirent à Pharaon: «Paix à ceux qui suivent la bonne voie. Il nous a été révélé que ceux qui nous traitent d'imposteurs et nous délaissent seraient châtiés» Nous ne le disons pas cela de nous-mêmes mais d'après une révélation de Dieu. Et quiconque Lui aura désobéi, sera châtié. Dieu a dit ailleurs: «Je vous mets en garde contre le feu qui grande. N'y seront jetés que ceux qui se seront livrés à leurs passions, nous auront renié et dédaigné» [Coran XCII, 14-16]. Et ainsi ils vinrent à lui et lui dirent tout ce qui a été mentionné.

Verset 49

Reniant l'existence du Créateur suprême, Pharaon dit à Moïse et à son frère: «Qui donc est votre Seigneur?, Celui qui vous a envoyés? je ne le connais pas comme je ne connais pas qu'il existe un Seigneur autre que moi» Il Pharaon a restreint cette question à lui Moïse car entre lui et Aaron il est le principal porteur du Message de Dieu et aussi à cause de sa haine de Pharaon.

Verset 50

Ils lui répondirent: «Notre Seigneur est celui qui a pourvu chaque chose de ses conditions d'existence et qui a révélé la bonne voie» qui signifie, d'après Moujahed, que Dieu a donné à chaque chose sa forme et a perfectionné la créature de chaque bête. Selon Ibn Abbas: Il a créé à tout mâle une femelle, ou, suivant une autre interprétation: chaque être comme il devait être: un homme, une brebis, un âne etc. Quant à cette partie du verset: «et qui a révélé la bonne voie» Sa'îd Ben Joubayr l'a commentée de cette façon: Il a donné à chaque créature le caractère et les qualités qui lui conviennent, en d'autres termes, Il n'a pas donné à l'homme ceux d'une bête, ni au chien ceux d'une brebis. Puis Il lui a accordé ce qu'il lui convient pour la copulation. Les unes et les autres parmi Ses créatures ont leurs propres actes, leur comportement et leurs moyens de subsistance.

Verset 51

Reniant l'existence du Créateur suprême, Pharaon dit à Moïse et à son frère: «Qui donc est votre Seigneur?, Celui qui vous a envoyés? je ne le connais pas comme je ne connais pas qu'il existe un Seigneur autre que moi» Ils lui répondirent: «Notre Seigneur est celui qui a pourvu chaque chose de ses conditions d'existence et qui a révélé la bonne voie» qui signifie, d'après Moujahed, que Dieu a donné à chaque chose sa forme et a perfectionné la créature de chaque bête. Selon Ibn Abbas: Il a créé à tout mâle une femelle, ou, suivant une autre interprétation: chaque être comme il devait être: un homme, une brebis, un âne etc. Quant à cette partie du verset: «et qui a révélé la bonne voie» Sa'îd Ben Joubayr l'a commentée de cette façon: Il a donné à chaque créature le caractère et les qualités qui lui conviennent, en d'autres termes, Il n'a pas donné à l'homme ceux d'une bête, ni au chien ceux d'une brebis. Puis Il lui a accordé ce qu'il lui convient pour la copulation. Les unes et les autres parmi Ses créatures ont leurs propres actes, leur comportement et leurs moyens de subsistance». Puis Pharaon demanda à Moïse: «Que deviennent alors les croyances des générations passées?»

Verset 52

Le meilleur commentaire donné à ce verset, comme a avancé l'auteur, est le suivant: Lorsque Moïse fit connaître à Pharaon que c'est Dieu qui l'a envoyé, Lui qui accorde les bienfaits, qui décrète le destin et qui dirige. Pharaon demanda encore: Qu'est-il advenu des générations passées, des hommes qui n'ont pas adoré Dieu? Ceux-là n'ont pas voué un culte à votre Seigneur? Et Moïse de répondre: Même s'ils ne l'ont pas adoré, tous leurs actes sont inscrits auprès du Seigneur dans un livre qui ne laissera échapper un acte, et ils seront rétribués d'après leurs œuvres. Car «mon Seigneur ni ne se trompe ni n'oublie» Sa science embrasse tout sans rien omettre, à l'inverse de l'homme qui s'égare et oublie.

Verset 53

Mon Seigneur qui vous a donné la terre pour berceau, qui l'a sillonnée de voies de communication et qui fait tomber la pluie. Cette pluie qui fait éclore des couples de plantes variées. Les premiers versets constituent une phrase incise dans le dialogue qui eut lieu entre Moïse et Pharaon. Dieu a rendu la terre pour les hommes comme un berceau, ils s'y installent, s'y lavent, s'y reposent et pour qu'ils voyagent sur sa surface. Il y a tracé, à l'intention des hommes, des chemins à emprunter pour arriver à leur but, comme Il le montre aussi dans ce verset: «Et nous y avons aménagé de larges voies pour permettre aux hommes de communiquer entre eux» [Coran XXI, 31]. Dieu «fait tomber la pluie. Cette pluie fait éclore des couples de plantes variées» qui donnent différents fruits aux formes, couleurs et saveurs variées.

Verset 54

Nourrissez-vous de ces plantes, vous et vos bestiaux. Ceci est plein d'enseignement pour qui réfléchit. Donc une partie de ces plantes sert comme nourriture aux hommes et l'autre aux bêtes. «Ceci est plein d'enseignement pour qui réfléchit» ceux qui sont doués de raison.

Verset 55

C'est de la terre que nous vous avons tirés et c'est à elle que vous retournerez... Nous vous en ferons sortir une deuxième fois. Adam, le père de la race humaine, fut créé à partir de la terre, les hommes y seront enterrés et, une fois devenus os et poussière, ils en seront ressuscités pour le jour dernier. En ce jour-là «où Allah vous rappellera à Lui, vous vous présenterez en célébrant ses louanges et vous constaterez alors que votre séjour sur terre a été de courte durée» [Coran XVII, 52]. Dans un hadith cité dans les Sunan, il est mentionné que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- assista aux funérailles d'un homme. Devant la tombe, il prit une poignée de sable et dit: «De la terre nous vous avons créés», puis une autre en disant: «en elle nous vous ramènerons» enfin une troisième et dit: «et d'elle nous vous ferons sortir une fois encore».

Verset 56

C'est en vain que nous montrâmes les preuves les plus décisives. Il les traita de mensonge et refusa d'y croire. Malgré les preuves et les signes que Moïse a présentés à Pharaon, celui-ci a crié au mensonge et, poussé par sa rébellion et son opiniâtreté, il a refusé d'y croire. Il fut comme les autres qui sont concernés par ce verset: «Bien que convaincus, ils les repoussèrent par orgueil et par malignité» [Coran XXVII, 14].

Verset 57

Voyant les signes qu'a apportés Moïse, à savoir le bâton et la main, Pharaon s'écria: «Ce n'est que de la pure magie. Nous sommes prêts aussi à te présenter la nôtre. Ne pense pas que tu vas l'emporter sur nous.

Verset 58

Convenons d'un rendez-vous» pour permettre aux uns et aux autres de produire de leur magie.

Verset 59

Et Moïse de lui répondre: «Ce rendez-vous, fixons-le au jour de la prochaine fête». En ce jour-là les hommes chômeront et pourront assister à tout, à observer la puissance du Seigneur qui a doté Ses Prophètes par tant de miracles, pour abolir toute magie. Moïse ajouta: que ce soit au cours de la matinée où les hommes verront toute chose sans en manquer aucune. A propos de ce jour, Ibn Abbas a dit que c'était le jour de 'Achoura. Et l'auteur d'ajouter: et ce fut un jour de 'Achoura où Pharaon et son armée furent noyés.

Verset 60

Pharaon se retira. Il mit au point tous ses préparatifs et vint au rendez-vous fixé.

Verset 61

Moïse s'adresse alors à la suite de Pharaon: «Gare à vous: Ne propagez pas de mensonges sur Allah. Sinon, le ciel vous châtiera. La perte des menteurs est fatale»

Verset 62

Les magiciens de Pharaon arrêtèrent leur plan en se concertant. «les magiciens arrêtèrent leur plan en se concertant.

Verset 63

Moïse et son frère, dirent-ils, sont deux sorciers qui cherchent à vous chasser de votre pays avec leurs sortilèges. Ils veulent détruire vos plus fermes traditions. Moïse et son frère, dirent-ils, sont deux sorciers» qui n'ont pour but que de l'emporter sur vous et d'attirer l'attention des hommes pour qu'ils les suivent, et ainsi ils se mettraient du côté de Moïse pour affronter Pharaon et son armée et ils vous chasseraient de votre propre pays. Et puis: «ils veulent détruire vos plus fermes traditions» en s'emparant de l'art de la magie qui était pour eux une source importante de leur subsistance. D'autres exégètes ont dit: Ils s'empareront de la royauté et l'honneur, ou bien ils porteront les gens à se détourner de vous.

Verset 64

Unissons nos moyens. Ne faisons qu'un bloc. Honneur à qui l'emportera. «-Unissons nos moyens. Ne faisons qu'un bloc» Rassemblons donc nos artifices et jetons nos bâtons et nos cordes en une seule fois, et de cette façon nous pourrons éblouir les yeux des hommes et nous aurons le dessus. «Honneur à qui l'emportera» Ainsi nous obtiendrons les récompenses promises. Mais si Moïse nous vaincra, il deviendra le chef incontestable.

Verset 65

Les magiciens dirent à Moïse avec confiance: Est-ce toi qui jettes ou serons-nous les premiers à jeter?

Verset 66

-A vous de jeter les premiers, répliqua Moïse, dans l'intention de voir comment ils vont agir en usant de leur magie, et aussi pour montrer aux hommes à la fin leur astuce. «Voici que leurs cordes et leurs bâtons parurent brusquement s'agiter sous l'empire de la magie» Dans un autre verset Il a dit: «Ils lancèrent leurs cordes et leurs bâtons en disant: «Par la gloire de Pharaon, la victoire est à nous» [Coran XXVI, 44]. Ils déployèrent une puissante magie et purent effrayer les hommes et ensorcelèrent leurs yeux. Selon les experts, ils ont enduit leurs cordes et leurs bâtons du mercure, et c'est à cause de ce métal qu'ils parurent s'agiter et apparurent aux yeux des spectateurs comme s'ils couraient et rampaient. Etant nombreux, l'endroit où ils se trouvaient et les vallées qui l'entouraient furent pleins de leurs sortilèges.

Verset 67

«Moïse se sentit envahi par une crainte secrète» Il songea que cela allait sûrement influencer le peuple et avoir un grand effet sur lui avant qu'il vienne son tour.

Verset 68

A ce moment, Dieu lui révéla de jeter son bâton qu'il tenait à sa main droite.

Verset 69

Et voilà qu'il se transforme en un grand serpent qui commença à avaler tout. Les magiciens ne crurent plus que cela devait se produire, étant les savants dans cet art, et les hommes, à leur tour furent très étonnés de voir un tel spectacle. Ainsi le miracle fut réalisé, et la vérité se manifesta au grand jour. Dieu dit à ce propos: «Ces artifices ne sont rien moins que des tours de charlatan. Or, les charlatans finissent toujours par être démasqués».

Verset 70

Constatant ce fait indéniable, les magiciens, les maîtres de cet art, furent persuadés que l'acte de Moïse n'émana plus de la magie mais était dû à une force puissante qui dépasse le pouvoir des hommes. Ceci ne put être réalisé que grâce à une puissance extra-humaine, et seul Dieu peut le faire. Lui, qui s'il veut créer une chose, lui dit: «Sois» et elle est. Alors les magiciens se prosternèrent face contre terre et déclarèrent: «Nous croyons au Seigneur des mondes, le Seigneur d'Aaron et de Moïse». A ce propos, Ibn Abbas a dit: «Ces magiciens étaient au début de la journée magiciens et martyrs vers sa fin».

Verset 71

Pharaon leur dit : « Avez-vous cru en lui avant que je vous en donne l'autorisation ? C'est votre maître qui vous a enseigné la magie ! Je vous ferai donc couper les mains et les pieds alternés, et vous ferai crucifier aux troncs des palmiers. Vous saurez alors qui de nous deux est plus sévère en châtiment et plus durable. »

Verset 72

Ils dirent : « Nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes, ni à Celui qui nous a créés. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tu ne décrètes que pour cette vie d'ici-bas. »

Verset 73

Nous croyons en notre Seigneur, afin qu'Il nous pardonne nos fautes ainsi que la magie à laquelle tu nous as contraints. Allah est meilleur et plus durable.

Verset 74

L'auteur considère que ces versets font suite aux exhortations des magiciens à Pharaon pour l'avertir de la vengeance divine et du châtiment éternel, et l'appelant à la foi pour obtenir la récompense. Au jour dernier, celui qui arrivera coupable devant le Seigneur, la géhenne lui est destinée pour y demeurer éternellement, une fin confirmée par ce verset : « La mort ne mettra jamais un terme à leur supplice et celui-ci ne connaîtra pas d'adoucissement. Tel est le châtiment que nous infligeons aux impies » [Coran XXXV, 36]. Abou Saïd Al-Khoudry rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, a dit : « Ceux qui sont les damnés de l'Enfer, ils n'y mourront ni n'y vivront. Il y aura parmi eux ceux dont leurs péchés les feront mourir une seule fois puis, devenus calcinés, on intercédera en leur faveur et seront jetés dans les fleuves du Paradis en disant aux bienheureux de celui-ci : « O habitants du Paradis, répandez sur eux ». Et alors ils seront ramenés à la vie telle une graine qui pousse dans le torrent ».

Verset 75

« Ceux qui comparaîtront devant Allah, ayant eu la foi et ayant pratiqué les bonnes œuvres » ceux qui arriveront devant le Seigneur, étant croyants et ayant accompli les œuvres pies, ceux-là se tiendront sur les degrés les plus élevés.

Verset 76

Ils seront admis aux jardins de l'Éden dans les demeures de la félicité où ils vivront tranquilles et pourront s'éterniser. À cet égard il est cité dans les deux Sahih que le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- dit : « Les habitants du Paradis apercevront ceux qui seront dans les salles au-dessus d'eux, comme vous voyez l'étoile filante qui disparaît dans l'horizon en traversant le ciel de l'est à l'ouest, en vue de leurs demeures distinguées ». On lui demanda : « O Envoyé de Dieu, ce seront les demeures des Prophètes que nul hormis eux n'y parviendra ». Il répondit : « Certes oui, par celui dont mon âme est entre Ses mains, ils seront les hommes qui ont cru en Dieu et déclaré que les Envoyés étaient véridiques » (Rapporté par Boukhari et Mouslim). Dans un autre hadith le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « Au Paradis il y a cent degrés dont une distance équivalente à celle qui sépare le ciel de la terre, sépare l'un de l'autre, le Firdaws étant au plus haut degré d'où prennent source les fleuves du Paradis, et le Trône se trouve au-dessus. Lorsque vous demandez à Dieu de vous accorder le Paradis, que ce soit le Firdaws ».

Verset 77

Pharaon refusa de livrer les fils d'Israël à Moïse. Dieu ordonna alors à ce dernier de quitter le pays avec eux à la nuit tombante pour les sauver de sa tyrannie. Le lendemain matin, constatant qu'aucun des fils d'Israël ne se trouvait en Égypte, Pharaon fut très irrité et envoya ses commandants pour recruter une grande armée de tous les coins du pays. Puis il sortit à leur tête à la poursuite de Moïse, et le rattrapa au lever du soleil.

Verset 78

Lorsque les deux groupes furent en vue l'un de l'autre, les compagnons de Moïse s'écrièrent : « Nous sommes atteints ». Les fils d'Israël s'arrêtèrent et derrière eux Pharaon et son armée. À ce moment Dieu ordonna à Moïse « de frapper les flots avec son bâton. Ils se fendirent aussitôt. Ils formèrent de chaque côté comme une haute montagne ». Moïse s'exécuta et chaque partie des flots devint semblable à une immense montagne. Dieu ensuite envoya un vent qui transforma la mer en une terre solide. « Ouvre-leur un chemin à travers les flots » et commanda à Moïse : Ne crains pas d'être rattrapé, ni toi ni ton peuple. Voyant cela « Pharaon se lança à leur poursuite avec ses troupes » et les flots les submergèrent.

Verset 79

Pharaon égara son peuple et ne le guida point. Il les mena à leur perte contrairement à ce qu'il leur avait promis de les guider sur le droit chemin.

Verset 80

Dieu rappelle aux fils d'Israël, entre autres bienfaits qu'Il leur a accordés, le jour où Il les sauva de Pharaon en le voyant submergé par les flots avec ses troupes « Nous vous avons sauvés et englouti Pharaon sous vos yeux » [Coran II, 50]. Après la perte de Pharaon, Dieu donna un rendez-vous aux fils d'Israël sur le versant droit du mont Sinaï. Là où Dieu parla à Moïse quand il lui demanda de Le voir. Et c'est là aussi que Dieu a révélé le Pentateuque à Moïse. Quant à la manne et aux cailles, la première est une sorte de friandise qui descendait sur eux. Les cailles sont un genre d'oiseaux. De l'une et de l'autre, ils en prenaient leur besoin quotidien pour subsister. C'était une des grâces de Dieu qui leur dit : « Dégustez ces mets délicats préparés à votre intention. Ne vous montrez pas ingrats si vous ne voulez pas encourir ma colère ».

Verset 81

Mangez de ces mets délicats préparés à votre intention. Ne vous montrez pas ingrats si vous ne voulez pas encourir ma colère. Car quiconque aura encouru la colère de Dieu ira sûrement à l'abîme de l'Enfer.

Verset 82

D'autre part, Dieu est, en vérité, celui qui pardonne et absout les péchés à quiconque se serait repenti. Dieu, en effet, avait accepté le repentir de ceux parmi les fils d'Israël qui avaient adoré le veau. Et ceci n'est accordé qu'à celui qui se repent d'un repentir sincère sans revenir à ses péchés et à sa désobéissance à Dieu et aura par contre trouvé le chemin droit.

Verset 83

Une fois la période écoulée, Moïse s'empressa de se rendre au lieu fixé près de la montagne Thor après avoir confié les fils d'Israël à son frère Aaron. Dieu lui demanda: «Qu'est-ce qui t'a incité à devancer ton peuple?»

Verset 84

Et Moïse de répondre: «Mon peuple me suit» et sera bientôt auprès du mont Thor. Quant à moi «Je me suis empressé vers Toi pour être agréé plus tôt».

Verset 85

Dieu lui dit alors: «Nous avons éprouvé ton peuple en ton absence, ô Moïse. Le Samaritain vient de l'égarer». Cette épreuve qui consistait à l'adoration du veau façonné par les bijoux fondus, par le Samaritain.

Verset 86

«Moïse retourna auprès de son peuple, plein de dépit et de colère» à cause de son égarement en adorant le veau comme Dieu le lui raconta: Moïse blâma son peuple et leur dit: «Votre Seigneur ne vous a-t-il pas fait une belle promesse» C'est à dire ne vous a-t-il pas promis, par ma bouche, de vous accorder les biens en ce bas monde et la bonne fin dans l'autre. Vous venez de constater cela quand Il vous a sauvés de Pharaon et vous a donné la victoire sur lui et autres choses. «Avez-vous trouvé cette promesse trop longue à se réaliser?» Vous êtes devenus ainsi impatients et vous avez oublié tous les bienfaits qu'Il vous a accordés. «Ou bien avez-vous voulu attirer sur vous la colère d'Allah en trahissant vos engagements?».

Verset 87

Son peuple ne trouva autre excuse que de dire: «C'est malgré nous que nous avons violé nos engagements». Puis ils lui avancèrent des arguments fragiles disant qu'ils n'ont pas voulu garder pour longtemps les bijoux et autres choses qu'ils avaient apportés avec eux en sortant de l'Égypte. «Sur l'ordre du Samaritain, nous les avons jetés dans le feu».

Verset 88

Le Samaritain invoqua à ce moment Dieu afin que cela fût transformé en un veau qui mugit. Ainsi ce fut fait. D'après Ibn Abbas, Aaron passa par le Samaritain qui sculptait le veau. Il lui demanda: «Que fais-tu?» Il lui répondit: «Je façonne une chose qui nuit mais qui ne sert à rien». Aaron invoqua alors Dieu afin qu'Il exauce le Samaritain selon ses intentions. Aaron continua son chemin et le Samaritain implora le Seigneur: «Mon Dieu, je Te demande que tu fasses ce veau mugir». En fait, quand le veau mugissait, ils se prosternaient face contre terre, et à la deuxième fois, ils se relevaient de la prosternation. Les égarés parmi les fils d'Israël qui furent tentés par le veau disaient aux autres: «Le voilà votre Allah et celui de Moïse» Mais Moïse l'a oublié» ici avant de nous quitter. Suivant le commentaire d'Ibn Abbas: Moïse a oublié de vous rappeler que ce veau est votre dieu. Ils furent dévoués et furent très attachés à lui.

Verset 89

Pour les réprimander et leur montrer leur idiotie, Dieu dit: «N'ont-ils pas compris que ce veau était incapable d'articuler une seule parole?» Pas plus qu'il n'était capable de leur être utile ou nuisible. Ces gens-là, n'ont-ils pas remarqué que ce veau ne répondait ni à leur invocation ni à leurs paroles, et était incapable d'être utile ou nuisible. Selon Ibn Abbas son mugissement n'était dû qu'à l'entrée du vent par son derrière et la sortie par la bouche en produisant certaine voix. Bref leurs excuses et arguments parurent fragiles en disant qu'ils voulaient se débarrasser des bijoux qui constituaient comme un dépôt par rapport à eux afin d'avoir la conscience tranquille. Mais, en effet, ils furent tombés dans un péché plus grave.

Verset 90

Durant l'absence de Moïse, Aaron mit en garde les fils d'Israël contre l'adoration du veau, les exhorta à cesser de le faire et à n'adorer que le vrai Seigneur qui est capable sur toute chose. «Suivez-moi et écoutez mes conseils» Mais dans leur obstination ils lui répondirent avec toute franchise: «Nous ne cesserons d'adorer ce veau jusqu'au retour de Moïse» pour écouter ses paroles. Ils s'opposèrent à Aaron et furent sur le point de le tuer.

Verset 91

Durant l'absence de Moïse, Aaron mit en garde les fils d'Israël contre l'adoration du veau, les exhorta à cesser de le faire et à n'adorer que le vrai Seigneur qui est capable sur toute chose. «Suivez-moi et écoutez mes conseils» Mais dans leur obstination ils lui répondirent avec toute franchise: «Nous ne cesserons d'adorer ce veau jusqu'au retour de Moïse» pour écouter ses paroles. Ils s'opposèrent à Aaron et furent sur le point de le tuer.

Verset 92

Moïse retourna auprès de son peuple, le cœur gonflé d'amertume et de colère, jeta les tablettes qu'il tenait dans ses mains, saisit son frère par la tête en le traînant et s'écriant: «O Aaron, qui t'a retenu de me rejoindre dès que tu les a vus succomber à l'erreur?

Verset 93

Est-ce par désobéissance?» après avoir reçu mes recommandations: «Prends ma place auprès de mon peuple. Sois juste. Évite la voie des méchants» [Coran VII, 142].

Verset 94

Pour se justifier, Aaron répondit: «O fils de ma mère» et ceci pour avoir pitié de lui, bien qu'il était son frère germain, mais l'appeler par cet attribut le pousse à avoir de la compassion envers lui. «Ne t'en prends ni à ma barbe ni à ma tête» qui fut une excuse pour ne pas avoir rejoint son frère et le mettre au courant du comportement de son peuple en son absence. «J'ai craint que tu ne m'accuses d'avoir désuni les fils d'Israël» J'ai eu peur aussi, si je t'avais rejoint, de me blâmer pour les avoir laissé seuls sans chef, «et de n'avoir pas suivi tes recommandations» en s'y conformant, à savoir qu'Aaron, d'après Ibn Abbas, était très obéissant à Moïse et le redoutait.

Verset 95

Qui était ce Samaritain? D'après Ibn Abbas, il était un originaire de «Bajer» d'un peuple qui adorait les vaches. Il avait déclaré sa soumission avec les fils d'Israël. Son vrai nom était: Moussa Ben Zafar. Selon Qatada, il était originaire d'une ville qui s'appelle Samerra.

Verset 96

Il motiva son acte et dit: «J'ai conçu un stratagème dont la signification leur a échappé» voulant dire par là: J'ai aperçu l'ange Gabriel (Djibril) qui est descendu pour anéantir Pharaon: «J'ai ramassé un peu de poussière sous les pas du Messager» c'est à dire il a pris une poignée de poussière où passait le cheval de Gabriel. Il l'a jetée sur les bijoux qu'il avait fondus, un veau surgit en mugissant. Une idée qui monta à l'esprit du Samaritain qui consistait au fait suivant: S'il prend une poignée de cette poussière, il peut s'en servir pour créer n'importe quoi. Notons que les fils d'Israël avaient, la veille de leur sortie de l'Égypte, emprunté les bijoux et parures des femmes Égyptiennes. Le Samaritain leur dit «Vous n'êtes mis à l'épreuve que parce que vous avez sur vous ces bijoux». Alors ils les rassemblèrent, les jetèrent dans un fossé et mirent le feu. Par une suggestion de l'esprit, le Samaritain pensait que s'il jetait cette poignée de poussière, son vœu serait réalisé sûrement. Et ce fut fait.

Verset 97

Moïse lui dit alors: «va-t-en d'ici. Désormais, sur terre tu ne pourras approcher personne. Tu ne pourras pas toucher et eux ne te toucheront pas non plus «Un rendez-vous t'est fixé pour l'autre monde auquel tu ne pourras te soustraire» Au jour de la résurrection tu comparaîtras devant Dieu qui te demandera compte de tout ce que tu as fait. «Considère ton Allah devant qui tu t'es recueilli avec tant d'assiduité» Ce veau que tu as façonné de tes propres mains et tu l'as adoré si longtemps. «Je le réduirai en poussière et je le disperserai dans les flots». As-Souddy a dit que Moïse s'est servi de la lime pour réduire le veau en poussière et l'a jeté dans le feu. Mais Qatada a avancé que ce veau fut transformé en un vrai veau en chair et os, Moïse le brûla et répandit ses cendres dans les flots.

Verset 98

«Votre Allah, ô mes frères, est l'Allah unique. Il n'y a d'autre Allah que Lui. Sa science embrasse tout». C'est lui qui est digne d'adoration et de glorification. Il est omniscient, connaît tout, dénombre tout, le poids d'un atome n'échappe à Lui ni sur la terre ni dans les cieux. Il a dit ailleurs: «Il n'y a pas de créature sur terre qui n'attende d'Allah sa nourriture, dont Allah ne connaisse à la fois la demeure et le lieu de sa mort. Tout est écrit dans le Livre authentique» [Coran XI, 6].

Verset 99

Nous te racontons ceci pour te faire connaître l'histoire des événements passés. Nous t'apportons un enseignement» Telle est, ô Muhammad, l'histoire de Moïse avec Pharaon comme elle s'est passée, ainsi que nous te mettons au courant de toutes les histoires du temps passé sans ajout ni diminution. «Nous t'apportons un enseignement» Cet enseignement n'est autre que le Coran, l'erreur ne s'y glisse de nulle part. C'est une révélation d'un Seigneur sage et digne de louanges. Nul autre prophète n'a reçu un Livre pareil, ni plus parfait, ni un autre qui a contenu tout le bien pour les hommes.

Verset 100

Celui qui se détourne de nos révélations comparaîtra au jour de la résurrection avec un lourd passif. Il en portera éternellement les conséquences. Quelle pénible charge au jour du jugement dernier. Ceux qui se détournent de ses prescriptions et enseignements porteront un lourd fardeau, seront égarés et déviés de la voie droite, auront par conséquent la Géhenne comme séjour éternel. Ceci s'applique à tous ceux que le Coran leur est parvenu, arabes et non-arabes, les gens du Livre et autres. Car Dieu a dit: «Ce Coran m'a été révélé pour que vous soyez avertis ainsi que tous ceux qu'il touchera» [VI, 19]. Ceux qui ont suivi ses enseignements auront trouvé le bonheur dans l'au-delà, mais ceux qui s'en détournent ne blâmeront qu'eux-mêmes et seront précipités au Feu à cause du lourd fardeau de péchés et de mauvaises actions qu'ils auront accomplis.

Verset 101

Verset 102

«Nous rassemblerons les criminels livides de peur». On a dit que les coupables auront les yeux bleus à cause des affres qu'ils rencontreront au jour du jugement dernier.

Verset 103

«Ils chuchoteront entre eux» Ibn Abbas a dit que chacun s'adressera à son voisin à voix basse «-Notre séjour sur terre n'a pas dépassé dix jours». C'est comme si leur vie dans le bas monde était de très courte durée qui n'a pas dépassé dix jours et moins encore.

Verset 104

Dieu connaîtra parfaitement ce qu'ils diront lors de leur chuchotement. «Les plus avisés d'entre eux quand ils répliqueront: «Que non pas. Nous n'y sommes restés qu'un jour» à cause du court séjour dans le bas monde par rapport à la vie éternelle dans l'au-delà. Ils constateront que la vie terrestre comprenant ses jours et ses nuits, ne sera pas pour eux plus longue qu'un seul jour. Dieu a dit ailleurs en confirmation: «Lorsque l'Heure sonnera, les coupables, jureront qu'ils n'ont séjourné sur terre qu'une heure» [Coran XXX, 55]. Il a dit aussi: «Ils seront interrogés: «Combien d'années êtes-vous restés sur terre?» Ils répondront: «Nous y sommes restés un jour ou moins, peut-être. Pose la même question à ceux qui peuvent compter» [Coran XXIII, 112-113]. Si vous aviez été sensés, vous auriez préféré la vie éternelle à celle qui est éphémère et vous auriez agi correctement et sagement.

Verset 105

Qu'en sera-t-il des montagnes au jour de la résurrection? Resteront-elles ou bien elles disparaîtront? Réponds ô Muhammad: «Allah les réduira en poussière» Un verset qui fut descendu suite à une question qu'avaient posée les Qoraïchites. Dieu en fera un bas-fond aplani où on ne trouvera ni sinuosités ni vallonnements. Donc on n'y distinguera ni vallée, ni colline ni terre basse ni terre élevée. Tout sera aplani».

Verset 106

Verset 107

Verset 108

«Ce jour-là, ils suivront le héraut à la conscience inflexible» et répondront à son appel en toute hâte. S'ils avaient répondu, sur terre, aux hérauts qui sont les Prophètes, cela aurait été plus bénéfique pour eux, comme Dieu a dit ailleurs: «C'est alors qu'ils entendront bien et verront bien le jour où ils comparaîtront devant nous» [Coran XIX, 38]. À ce propos Muhammad Al-Qourachi a dit: «Au jour de la résurrection, les hommes seront rassemblés dans une obscurité totale, les cieux seront pliés et les étoiles dispersées, aussi bien le soleil que la lune disparaîtront, un crieur interpellera les hommes qui suivront sa voix, voilà le sens du verset: «Ils suivront le héraut à la conscience inflexible» D'après As-Souhaïly ce héraut ne sera autre que l'ange Israfil. «Les voix se feront plus basses à l'approche du Miséricordieux.» Le silence régnera en présence du Seigneur clément, et on n'entendra qu'un léger bruit produit par les pas des hommes qui se rendront au lieu du rassemblement, et les murmures de leurs voix comme le montre ce verset: «Quand ce jour viendra, aucune âme ne pourra parler sans la permission d'Allah. Ce jour-là il y aura des réprouvés et des bienheureux» [Coran XI, 105].

Verset 109

Ce jour-là, aucune intercession ne sera acceptée à moins qu'elle ne vienne de ceux autorisés par le Miséricordieux et dont Il aura agréé la parole.

Verset 110

Il connaît le passé et l'avenir des hommes. Mais ceux-ci ne peuvent le concevoir.

Verset 111

«Ils courberont le front devant l'Éternel, l'Immuable» D'après Ibn Abbas et d'autres : Ils seront humiliés devant Lui et soumis à Sa volonté, Lui qui subsiste par Lui-même et qui ne mourra point. Il gère l'univers et le garde. Il est le parfait en Soi-même et tous les hommes auront besoin de Lui alors que Lui peut se passer d'eux. «Malheur à ceux qui seront chargés de péchés» Car en ce jour-là chacun s'acquittera de ce qu'il devait envers les autres et nul ne sera lésé. Même une brebis qui aura donné des cornes prendra sa vengeance de celle cornue (et qui l'aura cognée dans le bas monde). Dieu-à Lui la puissance et la gloire- dira : Nul injuste ne pourra passer sans lui demander compte.

Verset 112

«Ceux qui ont pratiqué le bien avec foi n'auront à craindre ni injustice ni arbitraire» Les croyants qui auront fait de bonnes œuvres ne seront plus lésés mais plutôt leurs récompenses seront augmentées.

Verset 113

Comme le jour du jugement dernier aura lieu inéluctablement, et afin que les hommes soient avertis, Dieu a fait descendre le Coran en langue arabe qui contient des menaces pour qu'ils cessent de commettre tout péché et toute turpitude. Peut-être les hommes craindront Dieu ou qu'un Rappel leur soit renouvelé et qu'ils réfléchissent, en se détournant de la désobéissance et feront des œuvres pies.

Verset 114

«Gloire à Allah le souverain l'authentique» et qu'Il soit sanctifié, Sa promesse est vérité et Ses menaces sont une vérité. Sa justice se manifeste en avertissant les hommes par l'intermédiaire des Prophètes qui sont envoyés afin de les mettre dans la voie droite, et ainsi les hommes n'auront ni excuses ni arguments si Dieu leur infligera Son châtiment. «Évite de divulguer le Coran tant que la révélation ne t'en a pas été ordonnée» Un verset qu'on trouve dans le Coran un autre qui lui est pareil : «N'agite pas la langue, dans la hâte à réciter le Coran. C'est à nous qu'il appartient de l'incarner en toi et d'en composer un Livre.» [Coran LXXV, 16-17]. A ce propos, il est cité dans le Sahih d'après Ibn Abbas que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- éprouvait une grande peine quand il recevait la révélation. Chaque fois que Gabriel lui récitait un verset, il le récitait après lui pour qu'il n'oublie pas. Dieu lui fit cette révélation pour le rassurer et lui faciliter la tâche. Suivant un autre commentaire, le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-, dans le moment où il recevait la révélation, il hâtait de la communiquer aux hommes, il risquait ainsi de ne pas prêter attention au reste de la révélation. Dieu lui dit après : Il nous appartient de le ressembler et de le lire (le Coran). Suis sa récitation lorsque nous le récitons, c'est à nous qu'il appartient, ensuite, de le faire comprendre. «Dis : Ô Allah, augmente ma science» en se conformant à cette recommandation, le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- ne cessait de le faire jusqu'à sa mort. Il disait : «Grand Dieu, enseigne-moi ce qui m'est utile, rends-moi utile ce que Tu m'as appris et augmente ma science. Louange à Toi en toute circonstance» (Rapporté par Ibn Maja et Tirmidhi d'après Abou Houraïra), et Al-Tirmidhi a ajouté à sa version : «Je me réfugie auprès de Toi contre le sort des damnés du Feu».

Verset 115

Dieu a honoré Adam, lui a accordé une haute considération et l'a préféré aux autres créatures. Une fois créé, Il ordonna aux anges de se prosterner devant Adam, en guise de glorification de son Créateur. Iblis seul refusa d'obtempérer aux ordres de son Seigneur.

Verset 116

Verset 117

«Nous dîmes : Ô Adam, cet être est ton ennemi et celui de ton épouse». Que Iblis ne vous fasse pas sortir du Paradis, sinon tu auras à peiner et même trimer pour assurer ta subsistance en dehors de lui et tu seras malheureux. Car tu vis actuellement dans un jardin où tu obtiens tout ce que tu désires sans fatigue ni peine.

Verset 118

«Au paradis, tu ne connaîtras ni la faim ni la nudité» Dieu a joint la faim à la nudité car la première est à la base de l'humiliation de l'intérieur et l'autre celle de l'extérieur.

Verset 119

«Tu n'y souffriras ni de la soif ni des intempéries» Car la soif est celle qui cause la chaleur de l'intérieur et les intempéries qui sont dues à la chaleur du soleil sont celle de l'extérieur.

Verset 120

«Satan le tenta : «Ô Adam, lui dit-il, veux-tu que je te montre l'arbre de l'immortalité et un royaume impérissable». Nous avons déjà parlé de ce fait en commentant le verset n°22 de la sourate de l'A'raf. Dieu avait interdit à Adam et à son épouse Eve de manger d'un arbre qu'il leur a désigné. Mais Satan ne cessait de les tenter qu'à la fin ils en ont mangé.

Verset 121

Ils mangèrent tous deux de l'arbre et leurs parties honteuses leur apparurent. Adam désobéit à son Seigneur et s'égara en mangeant de l'arbre.

Verset 122

Puis son Seigneur l'élut, agréa son repentir et le guida vers le repentir régulier.

Verset 123

Fuyez ces lieux, ennemis les uns des autres, dit le Seigneur. Attendez-vous à recevoir de Moi une direction. Celui qui la suivra évitera de s'égarer et d'être malheureux. Dieu ordonna alors à Adam, son épouse et Iblis de descendre sur terre et de quitter le Paradis ; ennemis les uns des autres : Adam et sa postérité d'une part, Iblis et sa postérité d'autre part. « Attendez-vous à recevoir de Moi une direction » Abou Al-'Alya a dit que cette direction serait les Prophètes, Envoyés et messagers comprenant les enseignements. Quiconque aura suivi la direction et les Prophètes ne s'égarera pas dans le bas monde et ne sera plus malheureux dans l'autre.

Verset 124

« Celui qui s'en détournera aura une vie misérable » Il ne goûtera pas la tranquillité, aura la poitrine resserrée, même s'il mènera une vie aisée : mangera, et portera ce qu'il voudra et jouira de tous les biens éphémères du monde, car son cœur n'aura pas trouvé la voie vers la foi et il n'éprouvera que la perplexité. Abou Sa'id a commenté l'expression « aura une vie misérable » et dit : Sa tombe sera rétrécie de sorte qu'elle écrasera ses côtes ». À ce propos le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, d'après Abou Houraira a dit : « La tombe du croyant sera telle un jardin verdoyant dont la longueur atteindra soixante-dix coudées. Elle sera éclairée comme par une lune pleine. Connaissez-vous le sens du verset « Celui qui s'en détournera aura une vie misérable » ? On lui répondit : « Dieu et Son Envoyé sont plus savants » Il reprit : « Il s'agit du supplice que l'impie subira dans sa tombe. Par celui qui tient mon âme en Sa main, on lui enverra quatre-vingt-dix dragons dont chacun sera plus fort que quatre-vingt-dix serpents, et chaque serpent aura sept têtes qui le mordront et lui souffleront de leur venin jusqu'au jour où il sera ressuscité ». « Il sera aveugle au jour de la résurrection » c'est à dire il n'aura aucun argument, comme ont avancé Moujahed et As-Souddy. Mais cela signifie, d'après Ikrima, que toute chose lui sera dissimulée sauf la Géhenne. Quant à l'auteur de cet ouvrage, il a dit : Il se peut qu'il soit rassemblé aveugle et démuni de toute clairvoyance, et a cité à l'appui ce verset : « Au jour de la résurrection, nous réunirons tous les égarés, face contre terre, aveugles, sourds et muets. L'Enfer sera leur séjour » [Coran XVII, 97].

Verset 125

Il dira : « Pourquoi suis-je aveugle au jour où tu m'appelles à comparaître alors que je jouissais de la vue avant ? » L'impie demandera : « Seigneur, pourquoi m'as-tu amené ici, aveugle, alors que je voyais clair auparavant ? »

Verset 126

C'est parce que nous t'avons envoyé nos preuves et que tu les as négligées. À notre tour, aujourd'hui, de te négliger. Et Dieu de lui répondre : « C'est parce que nous t'avons envoyé nos preuves et que tu les as négligées. À notre tour, aujourd'hui de te négliger ». De même que tu as oublié nos signes, après qu'ils te sont parvenus, tu seras oublié aujourd'hui, tout comme Dieu l'affirme dans ce verset : « Aujourd'hui, nous les oublions comme ils ont oublié ce jour où ils devaient comparaître... » [Coran VII, 51]. Cette menace ne s'applique pas à celui qui aura oublié la récitation du Coran après l'avoir étudié et conçu tous ses enseignements, à savoir qu'un autre avertissement a été lancé à ce sujet. D'après Sa'd Ben 'Oubada -que Dieu l'agrée- le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « Tout homme qui aura récité et appris le Coran et l'oubliera, sera comme amputé quand il rencontrera Dieu ».

Verset 127

Ainsi sera la rétribution des incrédules : Un châtiment les atteindra dans la vie d'ici-bas, mais un autre plus terrible leur sera infligé dans l'autre, et n'auront pas de protecteur en dehors de Dieu. Ils seront précipités dans l'Enfer pour l'éternité.

Verset 128

N'est-ce pas un avertissement pour eux que nous ayons anéanti tant de générations passées ? Ils foulent le sol où s'élevaient leurs demeures. Et cependant il y a dans ceci des signes pour les gens perspicaces. Ô Mohammed, lui dit Dieu, ceux qui renient le message et le traitent de mensonge, ne se rappellent-ils pas des générations que nous avons fait périr. Elles furent anéanties. Ne remarquent-ils pas qu'ils se promènent là où s'élevaient leurs demeures. Cet exemple ne sert-il pas de leçon à ceux qui sont doués de raison et de perspicacité ? Dieu a dit ailleurs : « Que ne vont-ils de par le monde ? Alors leur intelligence s'éveillerait et leurs oreilles s'affineraient » [Coran XXII, 46].

Verset 129

Sans une décision antérieure de ton Seigneur et un délai fixé par Lui, leur châtiment aurait été immédiat. Si une parole du Seigneur n'avait pas précédé ce jour, cette parole qui consistait à avertir d'abord les hommes, le châtiment serait inévitable au terme fixé. S'il n'y avait pas ce terme, Dieu aurait infligé à l'improviste un châtiment à ces menteurs.

Verset 130

Endure patiemment leurs propos et célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever et avant le coucher du soleil. Célèbre-Le pendant la nuit. Célèbre-Le matin et soir, si tu désires être heureux. Dieu ensuite réconforte Son Prophète et lui dit : « Endure patiemment leurs propos » et supporte-les. « Célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever » qui signifie la prière de l'aube « et avant le coucher du soleil » qui est le moment de la prière de l'asr. Il est cité dans les deux Sahih que l'Envoyé de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « Vous verrez votre Seigneur comme vous voyez cette lune sans que vous rencontriez une peine. Si vous serez capables de faire la prière de l'aube avant le lever du soleil et celle de l'asr avant son coucher, faites-le » Puis il récita le verset (Rapporté par Boukhari et Mouslim et Ahmed). « Célèbre-Le pendant la nuit ». Il s'agit de la prière nocturne bien que d'autres ont avancé que c'est le moment des deux prières : celle du Maghreb et celle d'Icha « Célèbre-Le matin et soir » aux deux bouts de la journée « si tu désires être heureux » et agréé par Dieu, en obtenant Sa satisfaction. Dans un hadith authentique le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : « Dieu le Très Haut interpellera : « Ô habitants du Paradis ! » Ils lui répondront : « Nous voilà à Tes ordres Seigneur ». - Êtes-vous satisfaits, leur demandera-t-Il. Ils répliqueront : « Comment pourrions-nous n'être pas satisfaits, alors que Tu nous a donné ce que Tu n'as donné à aucune de Tes créatures ? » Il leur dira : « Je vais vous donner mieux que ça encore » - Qu'est-ce qui est mieux que tout cela ? » Et Dieu de leur répondre : « J'étendrai sur vous Ma satisfaction et jamais je ne me mettrai en colère contre vous » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

Verset 131

Dieu recommande à Son Messager de ne plus porter ses regards sur les jouissances éphémères qu'il a accordées à certains groupes parmi les hommes, et pourtant rares ceux qui sont reconnaissants. «Ce que réserve ton Seigneur a plus de prix et est plus durable». On a rapporté qu'Omar Ben Al-Khattab, -que Dieu l'agrée- pénétra chez le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- alors qu'il était dans un belvédère loin de ses femmes. Il le trouva étendu sur une natte tressée et accoudé sur un coussin. Chez lui, il n'y avait que quelques feuilles d'un acacia blond (utilisé pour le tannage des peaux). Omar pleura. Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- lui demanda: «Pourquoi pleures-tu ô Omar?» - O Envoyé de Dieu, répondit-il, Cosroès et César vivent dans l'aisance, et toi l'élu de Dieu tu vis de la sorte?». Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- répliqua: «As-tu un doute quelconque ô Ibn Al-Khattab? A ceux-là Dieu a hâté ses bienfaits dans le bas monde». À savoir que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- était le plus ascète parmi les hommes du moment qu'il pouvait demander à Dieu de lui accorder les biens qu'il voulait, mais il préférait quand même, une fois obtenu ces biens, de les dépenser en aumônes sans rien garder pour lui-même. D'après Abou Sa'ïd Al-Khudry, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Ce que je redoute pour vous que Dieu ne vous accorde «les fleurs du bas monde». On lui demanda: «Quelles sont les fleurs du bas monde, ô Envoyé de Dieu?». - L'abondance des biens, répondit-il. Certains ont interprété l'expression: «l'éclat des plaisirs du siècle» qu'ils sont les clinquants du bas monde.

Verset 132

«Recommande la prière à tes proches» ou suivant une autre traduction: Ordonne la prière à ta famille, en l'observant et ainsi ils seront sauvés, avec la permission de Dieu, du châtiment de la vie future. Quant à toi, ô Mouhammed, persévère toi-même dans la prière. «Je ne t'impose pas de pourvoir à ta nourriture» Un verset qui dépend du précédent et qui signifie: Si tu observes la prière, les biens te parviendront d'où tu n'attendais pas. Dieu a dit ailleurs: «Allah tirera toujours d'affaire celui qui Le craint, et le pourvoira de moyens qu'il ne soupçonne pas» [Coran LXV, 2-3]. Tous les Prophètes, quand une famine les atteignait, recouraient à la prière. Ibn Abi Hatem rapporte d'après Thabit, que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Dieu Très Haut dit: «O fils d'Adam, adonne-toi à Mon adoration, Je remplirai ta poitrine de richesses et Je pourvoirai à tes besoins. Sinon, Je multiplierai tes occupations et Je ne comblerais pas ce dont tu auras besoin» (Rapporté par Tirmidhi et Ibn Maja d'après Abou Houraira). Zaid Ben Thabet rapporte avoir entendu le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue- dire: «Quiconque dont le bas monde est sa seule préoccupation, Dieu le rendra perplexe, le frappera de la pauvreté et n'aura du bas monde que ce que Dieu lui a prédéstiné. Par contre, celui qui aspire à la vie future, Dieu fera de lui un homme de résolution, enrichira son cœur et le bas monde lui viendra humilié». Certes, la bonne fin ne sera accordée qu'à celui qui aura craint Dieu.

Verset 133

Les polythéistes dirent: «pourquoi Mouhammad n'est-il pas venu à nous avec un signe de son Seigneur? pour le croire comme étant un Envoyé authentique? Dieu leur répondit: «Est-ce que les annales des peuples passés ne constituent pas un enseignement?» Suivant un commentaire il s'agit du glorieux Coran qui lui est révélé, à savoir qu'il était illettré et n'avait jamais fréquenté les gens du Livre pour acquérir de leur science. Dieu a dit ailleurs comme réponse à leur demande: «Ne leur suffit-il pas que nous t'ayons révélé le Livre que tu leur récites? Pourtant, il y a là une bénédiction et un avertissement pour ceux qui croient» [Coran XXIX, 51]. Dans les deux Sahih ce hadith a été rapporté: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Il n'y a aucun Prophète sans qu'il n'ait reçu de signes qui ont dirigé les hommes vers la foi. Ce que j'ai reçu est une révélation que Dieu m'a faite. J'espère au jour de la résurrection être suivi par le plus grand nombre des hommes. (Rapporté par Boukhari et Mouslim). Dans le verset précité, Dieu a cité le plus grand signe qui est le Coran, qui renferme autant de miracles qu'on ne puisse les dénombrer.

Verset 134

Puis Dieu dit ensuite: «Si nous avions déchaîné contre eux un fléau avant de leur révéler le Livre, ils n'auraient pas manqué de dire: «Seigneur, que ne nous as-tu envoyé un Prophète». Si Dieu avait fait périr ces renégats dans un châtiment avant la venue de ce noble Prophète et avant la révélation de ce Livre glorieux, ils auraient certainement dit: «Seigneur, pourquoi ne nous as-tu pas envoyé un Prophète? afin que nous le croyions et le suivions, et nous aurions évité la ruine et l'avilissement. Dieu a dit ailleurs à ce propos: «Quels que soient les signes qui leur parviendront, que lorsqu'ils éprouveront les tortures de leur châtiment» [Coran X, 97] et aussi: «ils ont juré de toute la force de leurs serments que si un miracle leur était envoyé ils croiraient» [Coran VI, 109].

Verset 135

Dieu ordonne à Son Prophète de répondre à ces rebelles qui l'ont traité de menteur: «Que chacun attende» de vous ou de moi «Attendez aussi et vous saurez enfin qui de nous a suivi la bonne voie et a été bien dirigé» Comme Il a dit dans d'autres versets: «Ils constateront, le jour du châtiment, qui se trompe» [Coran XXV, 42] et: «Ils apprendront un jour qui est un menteur effronté» [Coran LIV, 26].

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