الأحقاف

Al-Ahqaf

Sourate 46 · 35 versets · Revelation mecquoise

Verset 1

Hā mīm. Dieu connaît le mieux ce qu'Il veut dire par ces lettres.

Verset 2

Dieu a révélé le Coran à Mouhammad -qu'Allah le bénisse et le salue-. Il est le tout-Puissant et le sage en actes et paroles.

Verset 3

Il a créé les cieux et la terre en toute vérité pour un temps déterminé et décrété à l'avance qui ne saurait ni augmenter ni diminuer. Les incrédules se sont détournés de cette révélation sans se conformer à ses enseignements et ont tourné le Prophète en dérision. Ils sauront bientôt les conséquences de leur impiété.

Verset 4

Ces idolâtres qui adorent d'autres divinités avec Dieu, demandez-leur ô Mouhammad, montrez-moi ce qu'ils ont créé en fait de terre là où ils se trouvent. Ou bien ont-elles associé à la création des cieux. En fait ces divinités n'ont rien créé et ne possèdent quoi que ce soit ne serait-ce qu'une pellicule de datte. Dieu est le seul créateur à lui la puissance et la gloire. Comment adorez-vous d'autre en dehors de Lui? Qui vous a demandé à agir ainsi? Qui vous a ordonné à suivre ce chemin? Qui vous a appelé à un tel culte sinon une invention de vous-mêmes. Dieu les défie aussi: «Apportez-moi un Livre révélé avant celui-ci» comme les Livres qui ont été descendus sur les Prophètes- que Dieu les salue et prie sur eux- «ou seulement un indice quelconque de leur divinité» pour justifier votre adoration si vous êtes véridiques.

Verset 5

Qui est plus égaré que celui qui invoque en dehors de Dieu celui qui ne répond pas à son appel jusqu'au jour de la résurrection. Ces divinités resteront indifférentes à leurs prières car elles ne sont que des pierres qui n'entendent pas et ne voient rien.

Verset 6

Lorsque Dieu réunira toute l'humanité pour le jugement dernier, ces idoles seront les ennemis de ces incrédules et désavoueront leur culte dans le bas monde comme Dieu a dit: «Quelle erreur! Ces divinités renieront leurs adorateurs et se retourneront même contre eux» [Coran XIX, 82]. Au jour de la résurrection, ils se renieront les uns les autres et se maudiront les uns les autres. Leur refuge sera la Géhenne et n'auront aucun protecteur.

Verset 7

Lorsqu'on leur récite nos versets les plus clairs, les incrédules traitent notre vérité de magie manifeste. En entendant les versets du Livre de Dieu récités, malgré leur clarté et leur évidence, les idolâtres plongés dans leur égarement et leur opiniâtreté, s'écrièrent: «c'est de la magie manifeste».

Verset 8

Ils affirment que tu as inventé ce Coran. Réponds: «Si je l'ai inventé, vous ne sauriez détourner de moi le châtiment d'Allah. Allah sait ce dont vous m'accusez. Son témoignage me suffit entre vous et moi. Il est le Clément et le Miséricordieux.» Ou bien ils prétendirent que Mouhammad -qu'Allah le bénisse et le salue- a inventé ce Coran. Dieu lui dit de leur répondre: «Si je l'ai inventé, vous ne sauriez détourner de moi le châtiment d'Allah» Si je vous ai menti présumant que Dieu m'a envoyé et si je ne vous disais pas la vérité, Dieu m'infligerait un châtiment qu'il n'a jamais infligé à un autre avant moi. Nul d'entre vous ne pourrait me protéger contre Dieu, comme il est dit dans ce verset: «Personne ne saurait me protéger contre Allah. Et je ne saurais trouver de refuge en dehors de Lui» [Coran LXXII, 22]. Et dans un autre verset Dieu affirme la véracité du Coran, qu'il est révélé de Lui et que Mouhammad ne saurait prétendre qu'il est une invention de sa part, autrement Dieu lui aurait puni. «Si le Prophète nous attribuait des propos que nous n'avons tenus, nous l'aurions saisi avec force» [Coran LXIX, 44, 45]. Dieu sait parfaitement ce que les incrédules propageaient au sujet du Coran et ordonne à Son Prophète de leur répondre: «Son témoignage me suffit entre vous et moi», un verset qui constitue un avertissement et une menace contre leur fausse accusation. «Il est le Clément et le Miséricordieux» On y trouve une exhortation au repentir et on peut l'interpréter de cette façon: Si vous vous repentez et revenez à Dieu en toute sincérité, Il vous absoudra et vous recevra dans le sein de sa miséricorde malgré tout.

Verset 9

Dis: «Je ne suis pas le premier Prophète. J'ignore le sort qu'Allah réserve à chacun de nous, vous et moi. Je me borne à suivre ce qui m'est révélé. J'ai pour unique mission d'avertir clairement». «Je ne suis pas le premier Prophète» un grand nombre m'a précédé. Je ne vous apporte pas un message qui diffère d'autres dont les Prophètes, avant moi, furent chargés de le communiquer à leurs peuples. Pourquoi donc me reniez-vous et ne croyez pas en mon message? «J'ignore le sort qu'Allah réserve à chacun de nous, vous et moi» et ce qu'Il fera de moi et de vous. Ibn Abbas a dit qu'après ce verset, Dieu fit descendre cet autre: «Montrant ainsi que nous te pardonnons tes fautes passées et présentes» [Coran XLVIII, 2]. Ikrima, Al-Hassan et Qatada y ont ajouté: «Après la révélation de ce verset, les fidèles s'écrièrent: «Félicitations ô Envoyé de Dieu? Et pour nous?» Dieu fit alors descendre: «pour rendre dignes les croyants et les croyantes de l'Éternel séjour au paradis où courent des eaux vives...» [Coran XLVIII, 5]. En commentant le verset précité, Al-Hassan Al-Basri a dit: «Dans la vie future, le sort du Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - sera certes le Paradis. Il leur a dit qu'il ignore son sort dans la vie présente s'il sera expulsé comme certains Prophètes, ou sera tué comme certains d'autres, ou ils seront engloutis par la terre ou une pluie de pierres s'abattra sur eux. Telle est l'interprétation convenable qu'on doit donner à ce verset. Lui et ceux qui l'ont suivi auront le Paradis dans l'autre monde, il ignorait ce qu'il en sera des polythéistes Qoraïchites: deviendront-ils croyants? resteront-ils incrédules? ou seront-ils exterminés à cause de leur impiété?» Comme affirmation de l'ignorance du sort, on rapporte ce hadith raconté par Kharija Ben Zaïd Ben Thabet d'après Oum Al-'Ala qui a prêté serment d'allégeance au Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue -. Elle a dit: «Comme les Ansars (Médinois) ont fait un tirage au sort pour donner hospitalité aux Mouhajirins (émigrés Mecquois), notre part était Othman Ben Madh'oun qui demeura chez nous et fut atteint d'une maladie qui causa sa mort. «Quand il mourut, on l'a lavé et on l'a enseveli dans ses vêtements. L'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - entra chez nous et m'entendit dire: «Que Dieu te fasse miséricorde ô Abou As-Saeb, je témoigne que Dieu t'a honoré». L'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - me dit: «Comment sais-tu que Dieu l'a honoré?». Je lui répondis: «Que je sacrifie pour toi père et mère ô Envoyé de Dieu. Qui est donc la personne que Dieu honore?». Il répliqua: «Quant à lui, la mort lui survint, par Dieu, je lui souhaite tout le bien. Par Dieu, je suis l'Envoyé de Dieu, j'ignore ce que Dieu fera de moi». Je rétorquai: «Par Dieu, dorénavant, je ne déclarerai plus quiconque pur aux regards de Dieu». Je dormis, et je vis Othman auprès d'un cours d'eau qui coulait à ses pieds. Je vins auprès du Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - pour le mettre au cours de ma vision, il me répondit: «Tel est le prix de ses œuvres» (- Rapporté par Boukhari). On peut déduire qu'on n'a pas le droit de déterminer le sort de quiconque soit-il pieux ou pervers. Seuls les dix compagnons avaient reçu l'annonce qu'ils entreront au Paradis ainsi que les récitateurs du Coran qui étaient au nombre de 70 et furent tués par trahison auprès du puits «Mé'ouna».

Verset 10

Dis: «Voyez. S'il était démontré que ce Livre -auquel vous ne croyez pas- vienne d'Allah, alors que même un israélite a témoigné de son authenticité et il y a adhéré, qu'adviendrait-il de vous qui le rejetez avec mépris? Allah ne favorise pas les incrédules». O Mouhammad, dis à ces incrédules idolâtres: Que diriez-vous si ce Coran venait réellement de Dieu et que vous l'eussiez renié, que pensez-vous que Dieu fera de vous «alors que même un Israélite a témoigné de son authenticité et y a adhéré». Car les Livres précédents révélés aux autres Prophètes contenaient les mêmes enseignements. Un témoin parmi les fils d'Israël a reconnu sa conformité, mais vous, vous l'avez renié par orgueil. Il s'agit, comme a avancé Masrouq, de 'Abdullah Ben Salam et d'autres encore, qui ont cru en votre Prophète et au Livre. «Allah ne favorise pas les incrédules» et ne dirige pas le peuple injuste. Amer Ben Sa'd rapporte que son père a dit: «Je n'ai jamais entendu le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - dire à un mortel qui marche sur la terre qu'il sera l'un des élus du Paradis qu'à Abdullah Ben Salam -que Dieu l'agrée-, et à son sujet ce verset fut révélé: «alors que même un Israélite a témoigné de son authenticité et y a adhéré». Ainsi fut le commentaire de Moujahed, Ibn Abbas, Ad-Dahak et Qatada.

Verset 11

Les incrédules disent à propos des croyants : « Si ce Coran avait vraiment une valeur, nous l'aurions adopté avant eux » voulant désigner Bilal, Souhayb, Ammar, Khabbab et leurs semblables parmi les vrais croyants qui étaient des esclaves et des opprimés. Les incrédules ont commis une grande erreur en les désignant comme Dieu le montre dans ce verset : « C'est ainsi que nous déconcertons les hommes par le destin que nous réservions aux uns et aux autres au point qu'ils disent : « Comment, c'est à ces gens-là qu'Allah accorde des faveurs ? » [Coran VI, 53] Ils furent étonnés de voir cette catégorie de faibles et de pauvres se convertir et croire au Coran et dirent : « Si ce Coran avait vraiment une valeur, nous l'aurions adopté avant eux ». Les gens de la communauté et de la Sunna ont jugé que tout acte ou parole dont l'auteur n'était pas un des compagnons du Prophète - que Dieu les agrée - doit être considéré comme une innovation, car si c'était un bien - ou une bonne chose - ils nous y auraient devancés, étant donné qu'ils n'ont laissé aucun acte - ou une parole - de bien sans prendre l'initiative et la déclarer. « Mais comme ils ne s'y conforment pas, ils le traitent de vieux mensonge » et affirment que le Coran n'est qu'un recueil de vieux contes hérité des ancêtres, en le dénigrant ainsi que ceux qui suivent ses prescriptions.

Verset 12

« Avant ce Livre, il y a eu celui de Moïse » qui est la Torah - ou le Pentateuque - « qui a été tout à la fois un guide et une bénédiction » ou une miséricorde. Mais celui-ci, le Coran, est un Livre qui confirme les autres, écrit en langue arabe d'un style clair et éloquent. « Il l'autorise à menacer les méchants et à annoncer de bonnes nouvelles aux gentils » qui font le bien.

Verset 13

Ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu » et adoptent la voie de rectitude, ne connaîtront ni crainte de ce qui les attend, ni tristesse de ce qu'ils ont laissé derrière eux.

Verset 14

Ceux-là « auront le Paradis pour séjour éternel en récompense de leurs œuvres » bonnes qui leur assurent la miséricorde de Dieu et Sa satisfaction.

Verset 15

Dans le Coran on trouve plusieurs versets où le bon traitement des parents est joint à l'adoration de Dieu. Nous citons celui-ci à titre d'exemple : « Ton Seigneur ordonne de n'adorer que Lui, de bien se conduire avec ses père et mère » [Coran XVII, 23]. Dans ces versets, Dieu recommande, voire ordonne, d'être bienveillant à l'égard des père et mère et d'être bon envers eux. Au sujet de cette révélation, Abou Daoud at-Tayalisi rapporte d'après Sa'd - que Dieu l'agrée - que la mère de ce dernier lui dit : « O Sa'd, Dieu n'a-t-il pas ordonné d'obéir aux père et mère ? Je ne prends de boisson ni nourriture jusqu'à ce que tu renies Dieu ». Elle s'abstint ainsi de tout et on devait, pour la maintenir en vie, lui ouvrir la bouche avec un bâton pour lui donner quelque chose » (Rapporté par Mouslim et les auteurs des Sunans). « Sa mère l'a porté et l'a mis au monde en souffrant » tout comme chaque mère endure la période de grossesse, les envies, la nausée et le poids de l'enfant dans son ventre. Lors de l'accouchement elle éprouve également des douleurs et des peines. « Elle endure les fatigues de la grossesse et de l'allaitement pendant trente mois. » Les ulémas ont déduit de ce verset et de cet autre : « ... Elle l'allaite pendant deux ans » [Coran XXXI, 14] que la durée minimale de la grossesse est de six mois. « Quand il atteint l'âge de la maturité, à quarante ans » il devient robuste, sage, car, en Islam, cet âge est considéré l'âge idéal où l'homme parvient à sa perfection. A cet âge, il dit : « Seigneur, fais que je reconnaisse les bienfaits dont Tu m'as comblé, moi et mes parents. Fais que mes actions à venir s'agréent et rends-moi heureux dans ma descendance. Je m'abandonne à Toi, je me range du côté des soumis ». On trouve dans cette prière une exhortation à se repentir vers Dieu, revenir à lui et être ferme dans tout cela. « De tels hommes, nous agréons les bonnes actions et nous leur pardonnons les mauvaises. Ils seront parmi les bienheureux du Paradis ». Ceux-là sont ceux qui se sont repentis revenant à Dieu, implorant le pardon et la miséricorde du Seigneur ayant l'intention de se consacrer à son culte. Ils seront admis au Paradis car Dieu leur a promis une telle récompense et « ainsi se trouveront réalisées les promesses qui leur auront été faites ».

Verset 16

Mouhammad Ben Hateb raconte : « J'étais chez Ali Ben Abi Taleb alors que Ammar, Sa'Sa'a, Al-Achtar et Mouhammad Ben Abi Bakr s'y trouvaient en même temps. Ils évoquèrent Othman en atteignant à sa personne. Ali était assis sur son lit tenant un petit bâton en main. L'un de ces hommes leur dit : « vous êtes chez un individu qui fait mieux entre vous ». En lui demandant son avis sur Othman - que Dieu l'agrée - il répondit : « Othman était de ceux cités dans ce verset : « De tels hommes nous agréons les bonnes actions et nous leur pardonnons les mauvaises » jusqu'à la fin du verset. Par Dieu, Othman et ses compagnons sont les concernés par ce verset ».

Verset 17

Celui qui dit à ses parents : « Fichez-moi la paix. Pourquoi me rappeler sans cesse que je renaîtrai ? Alors que tant de générations se sont succédé avant moi sans renaître ? » Les parents l'adjurent ainsi au nom d'Allah : « Malheureux ! Soumets-toi. Les prédictions d'Allah sont vraies ». Et lui d'insister : « Ce sont de vieilles fables ». Ceux qui ont prétendu que le premier verset fut descendu au sujet de Abdul Rahman le fils de Abou Bakr, leurs dires sont faibles et non-fondés, car il s'est converti et est devenu l'un des musulmans les plus fervents à cette époque. Ce verset concerne tout individu qui désobéit à ses parents et renie la vérité. « Pourquoi me rappeler sans cesse que je renaîtrai ? » et qu'on me fera sortir du tombeau pour une nouvelle vie. « Alors que tant de générations se sont succédé avant moi sans renaître ». Ses parents, tout en implorant l'aide de Dieu, lui disent : « Malheureux ! soumets-toi. Les prédications d'Allah sont vraies » et seront réalisées sûrement. Et lui de répondre : « Ce sont de vieilles fables ».

Verset 18

Ce sont ceux-là contre lesquels la parole de Dieu s'est réalisée en même temps contre les peuples de génies et les peuples d'humains qui ont vécu avant eux, et ont, par la suite, mérité le châtiment de Dieu et étaient parmi les perdants et les réprouvés.

Verset 19

« Chaque homme sera classé suivant ses œuvres » et subira le supplice en fonction de ses mauvaises actions. « Ainsi nous récompenserons les hommes d'après leurs œuvres et aucun ne sera lésé ». Abdul Rahman Ben Zaïd a dit : « Les degrés de l'enfer augmentent en profondeur, tandis que ceux du paradis s'élèvent. »

Verset 20

« Le jour où on conduira les infidèles à l'enfer, on leur dira : « Vous avez usé vos dons les plus rares à jouir de la vie et à en épuiser les plaisirs ». Ces paroles leur seront adressées à titre de réprimande. Tenant en considération la sagesse qui émane de ce verset, Omar Ben Al-Khattab s'abstenait souvent même de consommer des choses licites et bonnes et disait : « J'ai peur d'être parmi ceux qui sont concernés par ce verset : « Vous avez usé vos dons.... ». « Aujourd'hui, un supplice infamant vous est infligé en punition de votre coupable orgueil et de vos excès sur terre » Car ceux qui s'adonnent aux excellentes choses qu'ils possèdent sur la terre, s'enorgueillissent en se détournant du chemin de la vérité et commettent les turpitudes et les mauvaises actions, Dieu les punira et leur infligera un supplice humiliant et les précipitera dans l'abîme de la Géhenne. Que Dieu nous en préserve.

Verset 21

Les peuples passés avaient traité leurs Prophètes de menteurs. Dieu demande à Son Messager de citer à ces idolâtres de La Mecque le Prophète Houd, le frère des Adites, que Dieu avait envoyé au premier peuple de 'Ad qui habitait à Al-Ahqaf (qui signifie: la dune de sable). Et Qatada a précisé: Le premier peuple Adite vivait dans une région sablonneuse au Yemen, dominant la mer, qui s'appelait: Al-Chihr. Dieu avait envoyé avant Houd et après lui, des Prophètes qui avertissaient leurs peuples de n'adorer que Dieu seul. Il est cité dans le Coran ce qu'en fut de ces peuples mécréants quand Dieu dit par exemple: «S'ils se montrent irréductibles, dis-leur: Je vous prédis un cyclone comme celui qui a anéanti 'Ad et Thémoud. A toute époque, des Prophètes leur furent envoyés les exhortant à n'adorer qu'Allah» [Coran XLI, 13-14]. «Je crains pour vous le supplice d'un jour redoutable».

Verset 22

Son peuple lui répondit: «Viens-tu pour nous détacher de nos idoles?» et nous détourner d'elles? «Exécute tes menaces si tu en vrai». Ils demandèrent que Dieu dépêche leur supplice car ils n'y croyaient pas, comme Il a dit ailleurs: «Les incrédules sont impatients de la voir venir...» [Coran XLII, 18].

Verset 23

Dieu seul décide à quel moment Il dressera l'heure et enverra son châtiment. Je vous transmets ce avec quoi j'ai été envoyé. Mais je vois que vous êtes un peuple ignorant.

Verset 24

Comme une sécheresse avait frappé le pays et les gens avaient besoin de la pluie, en voyant un nuage se former et se diriger vers eux, ils furent réjouis d'avoir de l'eau, mais Dieu leur répondit: «Erreur, c'est le châtiment que vous avez hâté, c'est un vent qui vous apporte un épouvantable fléau.» et un supplice douloureux, qui va, sous l'ordre de son Seigneur, tout détruire.

Verset 25

La menace de Dieu fut réalisée et «le lendemain, seules leurs demeures restaient debout». Quant à eux, ils furent exterminés du premier au dernier. Voilà comment Dieu rétribue le peuple coupable et incrédule, et qui traite les Prophètes de menteurs.

Verset 26

Dieu avait donné aux générations passées des moyens plus qu'il en a donné aux impies de Qoraïch comme richesses et progénitures; tout comme il leur a accordé des oreilles, des yeux et des cœurs. Mais tous ces organes ne leur serviront à rien du moment qu'ils eurent nié les signes de Dieu, et ce dont ils se moquaient les a enveloppés et furent frappés par le supplice. Et vous, prenez garde qu'un tel châtiment ne vous frappe dans ce bas monde et un autre dans l'au-delà.

Verset 27

«Nous avons anéanti nombre de villes autour de vous» C'est à dire autour de la Mecque, ces peuples de toutes ces cités tels que les Adites qui habitaient dans l'Ahqaf, en Hadramout près de Yemen, les Thémoudites qui vivaient dans une région située entre les premiers et le pays du Châm, les habitants de Saba, les originaires de Yemen, les Médianites dont leurs demeures étaient sur la route menant à Gaza, ainsi la mare du peuple de Loth où ils passaient en voyageant. «Et pourtant nous avons multiplié les avertissements pour ramener à nous leurs habitants» en leur adressant des signes dans le but de les revenir à Dieu.

Verset 28

Que ne leur fussent donc venues à leur secours les divinités qu'ils avaient prises et adorées en dehors de Dieu pour soi-disant se rapprocher de Lui. «Au contraire, ils les abandonnèrent» au moment où ils avaient besoin d'elles. Tel est le résultat de leur imposture et leur impiété en adorant ces idoles, et voilà à quoi aboutirent leurs inventions. Ils ne furent que trop égarés et perdus.

Verset 29

En commentant le premier verset, Al-Zoubayr a dit que cela arriva au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- à «Nakhlé» alors qu'il faisait la prière du soir (Icha). Sept djinns de Nassibine se pressaient en foule autour de lui. Dans son ouvrage «Les signes de prophétie» Al-Bayhaqi a raconté, d'après Ibn Abbas, que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- n'a ni vu les génies ni récité du Coran pour eux. Un jour, il partit à Souk 'Okaz accompagné de quelques uns de ses compagnons. A ce moment de tisons ardents furent lancés contre des génies qui essayaient de percevoir quelques nouvelles du ciel et durent retourner chez les leurs.

Verset 30

«Ô notre peuple, dirent-ils, nous avons entendu un Livre révélé depuis Moïse» sans mentionner Jésus -que la paix soit sur lui- auquel l'Evangile fut révélé et qui contenait des exhortations et quelques lois concernant le licite et l'illicite. Ce livre fut, en vérité, un complément au Pentateuque qui était la base. «Et qui confirme les Ecritures passées. Il enseigne la vérité et montre le droit chemin». Car le Coran guide vers la vérité et ne raconte que la vérité et sa demande est une justice comme Dieu l'affirme: «Les paroles de ton Seigneur s'identifient avec la vérité et la justice» [Coran VI, 115]. Ainsi les génies dirent que ce Coran guide à la vérité des croyances et un chemin droit dans l'application de ses enseignements.

Verset 31

«Ô notre peuple, dirent-ils, nous avons entendu un Livre révélé depuis Moïse» sans mentionner Jésus -que la paix soit sur lui- auquel l'Évangile fut révélé et qui contenait des exhortations et quelques lois concernant le licite et l'illicite. Ce livre fut, en vérité, un complément au Pentateuque qui était la base. «Et qui confirme les Écritures passées. Il enseigne la vérité et montre le droit chemin». Car le Coran guide vers la vérité et ne raconte que la vérité et sa demande est une justice comme Dieu l'affirme: «Les paroles de ton Seigneur s'identifient avec la vérité et la justice» [Coran VI, 115]. Ainsi les génies dirent que ce Coran guide à la vérité des croyances et un chemin droit dans l'application de ses enseignements. «Ô notre peuple, répondez à l'apôtre d'Allah» on trouve là une reconnaissance que Mohammed -qu'Allah le bénisse et le salue- fut envoyé aussi bien aux génies qu'aux hommes et chargé de les appeler à Dieu. Il leur récita la parole du Miséricordieux qui concerne les uns et les autres en les avertissant: «- Répondez à l'apôtre d'Allah et convertissez-vous». «Allah absoudra vos péchés et vous épargnera un supplice atroce» Donc les croyants parmi les génies entreront au Paradis comme ceux des humains.

Verset 32

«Celui qui ne répond pas à l'appel» d'Allah ne saurait contrecarrer la puissance d'Allah sur terre» car la puissance de Dieu l'enveloppe de toutes parts et il ne trouve pas de maître en dehors de Lui. «Celui-là est dans un égarement manifeste» À la suite de cet avertissement, les génies, en retournant chez les leurs, leur demandèrent de se convertir et de répondre au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- Voilà pourquoi ils s'affluèrent vers lui en masses.

Verset 33

Que ceux qui renient la résurrection et la reconstitution des corps réduits en ossements et poussière, sachent que Dieu qui a créé les cieux et la terre n'en a éprouvé aucune peine. Il suffit qu'Il dise à une chose: «Sois» et elle est. Lui, le créateur des cieux et de la terre, sera-t-il incapable de ressusciter les morts? N'a-t-il pas dit: «La création des cieux et de la terre est une œuvre autrement considérable que celle du genre humain. Mais la plupart des hommes l'ignorent» [Coran XL, 57]. Il est le tout-Puissant et capable de toute chose.

Verset 34

Le jour où les incrédules seront exposés au Feu «on leur dira: «Ce feu, est-ce bien une réalité?». Ce Feu que vous traitiez de mensonge, est-ce donc de la magie ou ne voyez-vous rien?». Devant cette réalité ils avoueront: «Oui, par notre Seigneur». On leur dira alors: Goûtez donc le châtiment de votre incrédulité.

Verset 35

Dieu ordonna à Son Prophète d'endurer les méfaits de ceux qui l'ont traité de menteur: «Sois patient, comme l'ont été les plus fermes d'entre les Prophètes. Ne sois pas prompt à provoquer leur châtiment» plutôt accorde-leur un répit. Car «le jour où ils seront en face de leur supplice, il leur semblera être restés à peine une heure sur terre», ou comme Dieu a dit ailleurs: «Le jour où ils la (l'heure) verront, ils auront le sentiment de n'avoir passé sur terre qu'un soir ou un matin» [Coran LXXX, 46]. Tel est ce Coran qui est un avertissement aux hommes. Qui d'entre les gens sans foi, les pervers, sont donc anéantis? Dieu appliquera Sa justice, ne lésera personne et n'infligera Son châtiment qu'à ceux qui l'auront mérité.

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