التحريم

L'Interdiction

Sourate 66 · 12 versets · Revelation medinoise

Verset 1

Les opinions ont divergé quant aux circonstances de la révélation des premiers versets. - Nassaï rapporte, d'après Anas, que Marie (la Copte) qui était une esclave que le roi de l'Égypte avait envoyée comme présent au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-. Celui-ci la fréquentait de temps à autre. Ses deux épouses Aïcha et Hafsa ne cessèrent de le critiquer qu'à la fin il s'interdit de la fréquenter. Dieu alors lui révéla: «O Prophète, pourquoi t'interdis-tu par complaisance pour tes épouses ce qu'Allah te permet» (Rapporté par Nassaï). - Masrouq a dit que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a fait un serment en s'interdisant des choses licites. Dieu le blâma et lui ordonna d'expier son serment» (Rapporté par Ibn Jarir). - Ibn Abbas, a rapporté Ibn Joubayr, disait que lorsqu'on s'interdit des choses licites c'est un fait pareil à un serment qu'on doit expier. Il ajoutait: «Le Prophète d'Allah est le plus bel exemple qu'il soit pour qui espère en Allah» [Coran XXXIII, 21] voulant dire par là que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- s'est interdit de son esclave Marie. Dieu le blâma puis lui ordonna de se libérer de son serment. Nombre d'ulémas et exégètes ont conclu de ce fait que l'homme qui s'interdit soit de son esclave (femelle) soit d'une nourriture ou d'une boisson, soit d'une chose licite, doit expier son serment. Parmi eux on compte l'imam Ahmed. Quant à Chafé'i, il a restreint cette expiation à la femme et à l'esclave s'il s'agit de leur cohabitation, mais au cas où il veut par son vœu faire répudier sa femme ou affranchir son esclave, il est tenu absolument de réaliser son serment par la répudiation et l'affranchissement.

Verset 2

Dans le Sahih de Boukhari (le chapitre de la répudiation) il est cité que 'Aïcha a dit: «Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- aimait le miel et les friandises. Après la prière de l'asr, il avait l'habitude d'entrer chez l'une de ses femmes et s'approchait d'elle. Un jour, entrant chez Hafsa, il demeura chez elle plus que de coutume, et comme j'éprouvai une certaine jalousie, je m'enquis au sujet de sa longue absence, on m'informa qu'une femme avait envoyé à Hafsa un pot de miel de sa tribu, et Hafsa avait donné une gorgée de ce miel au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-. Je songeai à jouer un tour, et je dis à Sawda Bent Zam'a (sa co-épouse): «Il va sûrement s'approcher de toi, et quand il sera tout près, dis-lui: As-tu mangé des «maghafirs»? (une gomme qui s'écoule d'un arbuste appelé «'ourfouf» et qui a une mauvaise odeur). Il te répondra: «Non», ajoute alors: «- Quelle est donc cette odeur qui s'exhale de toi?», il te répliquera: «- C'est Hafsa qui m'a donné une gorgée de miel». Tu lui diras: «Les abeilles ont-elles butiné sur l'ourfout?». Moi-même je lui dirai la même chose, et toi Safia (en s'adressant à une autre co-épouse) tu en feras autant».

Verset 3

Aïcha poursuivit: «Sawda me raconta: «Par Dieu, le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- arriva près de la porte, je me hâtai de lui dire ce que vous m'aviez dit tant j'ai peur de toi». Quand il entre chez Sawda, elle lui dit: «O Messager de Dieu, as-tu mangé des maghafir?». Il lui répondit: «Non». Elle répliqua: «Quelle est donc cette odeur qui s'exhale de toi?» Il lui dit: «Hafsa m'avait donné une gorgée de miel». Sawda répondit: «Les abeilles ont-elles butiné sur l'ourfout?». Aïcha continua son récit: «Quand le Prophète vint chez moi, je lui posai les mêmes questions, et Safia, à son tour, fit la même chose. En retournant chez Hafsa, elle lui dit: «O Messager de Dieu, veux-tu boire du miel?» Il lui répondit: «Je n'en ai nullement besoin». Comme Sawda m'a dit, plus tard: «Nous l'avons privé du miel», je lui répondis: «Tais-toi». - Dans une autre version, toujours d'après Aïcha, il est dit que Zaïnab Bent Jahch était la femme qui avait donné la gorgée de miel au Messager de Dieu, et que Aïcha et Hafsa étaient les épouses qui ont joué le tour.

Verset 4

Ce qui confirme cela est que Aïcha et Hafsa étaient les deux épouses qui s'aidèrent contre le Prophète et ce récit rapporté par l'imam Ahmed dans lequel Ibn Abbas a raconté: «Comme j'ai été avide de demander à Omar pour m'informer au sujet des deux épouses du Prophète et concernées par le verset: «Êtes-vous prêtes au repentir maintenant que vos cœurs sont avertis?», j'accomplis le pèlerinage avec lui. Chemin faisant, 'Omar fit une halte de côté pour satisfaire un besoin et je le suivis en apportant de l'eau pour qu'il fasse ses ablutions ensuite. Je lui dis: «O prince des croyants, quelles étaient les deux femmes concernées par ce verset (précité)?» Il me répondit: «Comme tu es étonnant ô Ibn Abbas!» (Al-Zouhari, un des rapporteurs du hadith a ajouté: «Omar répugnait qu'on lui demande une chose pareille mais quand même il lui répondit) et dit: «Aïcha et Hafsa» (A savoir que Hafsa est la fille de 'Omar).

Verset 5

Puis Omar poursuivit: «Nous, les Qoraïchites, étions des hommes qui dominions nos femmes. En arrivant à Médine (après l'Émigration) nous trouvâmes les femmes dominer les hommes. Nos femmes commencèrent alors à imiter les Médinoises en apprenant les moyens de l'autorité. Ma demeure était une maison appartenant à Omayya Ben Zaïd à Al-'Awali (une région à Médine). Un jour, comme je fus irrité contre ma femme, elle essaya de me tenir tête et je la repoussai. Elle me dit alors: «Pourquoi ne veux-tu pas que je discute avec toi? Par Dieu, les épouses du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- le font, et il arrive qu'une d'elles le fuit du matin jusqu'au soir!» Sur ce, je me rendis chez Hafsa et lui dis: «Est-ce vrai que tu tiens tête au Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- et tu le fuis du matin jusqu'au soir?» - Oui, répondit-elle. Je m'écriai alors: «Elle sera déçue et perdante chacune d'entre vous qui agit ainsi. L'une d'entre vous croit-elle qu'elle sera à l'abri de la colère de Dieu si le Prophète s'irrite contre elle, et qu'elle ne soit perdante? Non, ne fais pas cela. Si tu as besoin d'une somme d'argent ne la demande pas au Messager de Dieu et viens chez moi pour te la donner. Ne te trompe pas si l'une de tes co-épouses est plus jolie que toi-voulant désigner Aïcha.» Il continua son récit jusqu'à mentionner que le Messager de Dieu sourit en entendant ses propos et qu'Il lui donna des leçons sur la vie d'ici-bas comparée à l'au-delà. Anas rapporte que Omar a dit: «Remarquant que les épouses du Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-, portées par leur jalousie, se sont alliées contre lui, je leur dis: «S'Il vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange de meilleures épouses que vous». Dieu fit alors descendre un verset tel que je leur ai dit». «... des épouses croyantes, fidèles, pieuses, repentantes, pratiquantes» le sens est très clair. Quant au terme «سياحات» on lui a donné deux interprétations: Qui jeûnent, d'après Ibn Abbas, Ikrima et Moujahed, ou: ayant suivi le Prophète dans l'exil (émigrantes de La Mecque à Médine). «vierges ou non». On dit que ce verset comporte une promesse de Dieu qui consiste à donner comme épouse (dans l'au-delà) Asia la femme de Pharaon (qui avait cru en Moïse) et comme vierge Marie la fille de 'Imran (Rapporté par Tabrani).

Verset 6

Plusieurs interprétations ont été données à cette partie du verset: «Évitez pour vous et les vôtres le feu»: - Ali -que Dieu l'agrée- a dit: «Éduquez-les et enseignez-les (leur religion). - D'après Ibn Abbas: «œuvrez en obéissant à Dieu, abstenez-vous de ce qu'Il a interdit et ordonnez aux vôtres de mentionner toujours Dieu et Il vous sauvera du Feu. - Selon Moujahed: Craignez Dieu et recommandez aux vôtres de Le craindre. - Le commentaire de Qatada est le suivant: «Ordonne-leur d'obéir à Dieu et défends-les de Lui désobéir. Tu les observes en obtempérant aux ordres de Dieu et tu les aides à les observer. Chaque fois qu'ils commettent une désobéissance à Dieu, tu dois les interdire et tu les réprimandes. - Ad-Dahak a dit: «Tout musulman doit enseigner les siens s'agit-il de sa famille, ses esclaves et ses servantes, les obligations envers Dieu et les interdire d'enfreindre Ses lois. Dans le même sens, il est dit dans un hadith: «Ordonnez à vos enfants de faire la prière quand ils atteignent sept ans et corrigez-les s'ils la négligent à l'âge de dix». Et certains ulémas d'ajouter: «Ainsi le jeûne afin que l'enfant s'acquitte de toutes les obligations à l'âge de puberté». «... le feu qui dévorera hommes et pierres» Car le feu de la Géhenne sera alimenté par les cadavres des hommes, les statues et les idoles qu'ils adoraient. «La garde en est assurée par des anges inflexibles et vigoureux» dont le caractère est tellement dur, on ne trouve dans leurs cœurs aucune clémence ou compassion, gigantesques dont leur aspect extérieur est méprisable et redoutable.

Verset 7

Il est dit dans un hadith rapporté par Ikrima: «Les premiers damnés de l'Enfer trouveront à sa porte quatre cent mille anges aux visages noirs et austères. Dieu a ôté de leurs cœurs tout grain de miséricorde. Si un oiseau volait d'une épaule de l'un d'entre eux, il mettrait deux mois pour atteindre l'autre. Puis ces damnés rencontreront les dix-neuf anges dont la largeur de la poitrine de l'un d'eux est équivalente à une distance de soixante-dix ans de marche. Ils seront précipités dans l'abîme dont la profondeur équivaut à cent ans de marche. À chaque porte de l'Enfer de tels anges seront présents» (Rapporté par Ibn Abi Hatem). Ces anges ne désobéissent pas à l'ordre de Dieu et font tout ce qu'on leur ordonne plutôt ils s'empressent pour l'exécuter. «O infidèles, n'invoquez pas d'excuses aujourd'hui. Vous serez rétribués suivant vos œuvres». Aucune excuse ne sera agréée ce jour-là, le jour du jugement dernier. Chacun d'entre vous recevra la rétribution en fonction de ses œuvres.

Verset 8

«O croyants, repentez-vous à Allah en toute sincérité». Revenez à Dieu avec un repentir sincère et ferme qui pourra effacer vos mauvaises actions et vous empêcher de retomber dans les mêmes péchés, puis, comme ont précisé les ulémas, vous regrettez tout ce que vous aurez commis comme mauvaises actions et vous vous engagez à n'y plus revenir. Oubay Ben Ka'b a dit: «On nous a raconté des choses qui auront lieu à l'approche de l'Heure Suprême, tels que: Des hommes qui feront l'amour avec leurs femmes ou leurs esclaves par leurs parties anales que Dieu et Son Messager ont prohibé, l'homosexualité, le lesbianisme. Ceux qui font tout cela, leurs prières ne seront acceptées que lorsqu'ils cesseront telles turpitudes et reviendront à Dieu avec un repentir sincère». On demanda à Oubay: «Quel est ce repentir sincère?» Il répondit: «J'ai posé la même question au Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- qui répondit: «C'est la repentance de tout acte infâme commis en excès, puis tu implores le pardon de Dieu en t'engageant à ne plus y revenir» (Rapporté par Ibn Hatem). Il est dit dans un hadith authentique: «L'islam abroge toutes les autres religions et le repentir efface tous les péchés commis». «Peut-être, un jour votre Seigneur effacera-t-Il vos fautes et vous fera-t-Il entrer dans des jardins arrosés d'eau vive?» Ce jour-là, Dieu ne couvrira de honte ni le Prophète, ni ceux qui auront cru. Leur lumière évoluera alors devant eux et à leur droite. Ils diront: «Notre Seigneur, parachève pour nous notre lumière, pardonne-nous. Tu es capable de toute chose». Car, ce jour-là, comme ont avancé Moujahed et Ad-Dahak, les croyants, en voyant la lumière des incrédules s'éteindre, formuleront de telle prière.

Verset 9

Dieu ordonne à Son Prophète de combattre les incrédules et les hypocrites, les premiers par la force des armes, et les autres en appliquant les peines prescrites, en ce monde, car leur refuge dans l'autre sera la Géhenne.

Verset 10

«Allah propose en exemple aux infidèles» qui fréquentent les musulmans et vivent entre eux, que cette vie commune ne leur servira à rien si la foi ne serait ancrée dans leurs cœurs. Puis Il parle des deux êtres infidèles: «La femme de Noé et celle de Loth. Elles étaient unies à deux de nos serviteurs vertueux» deux Prophètes qui leur participaient la vie conjugale nuit et jour en mangeant, buvant et dormant ensemble, étant unis par le mariage. «Elles les trompèrent» en mécroyant à eux et à leurs messages. Cette union n'a été pour elles d'aucune utilité et n'a pu repousser d'elles le châtiment céleste. On a dit à ces deux femmes-là: «Entrez au Feu avec les autres impies». Cette tromperie n'était pas due à une perversité comme l'adultère par exemple car, en général, les femmes des Prophètes en étaient exemptes. La première, la femme de Noé, accusait son mari de folie, et la deuxième informait les hommes chaque fois que son mari recevait des hôtes. Par contre, Dieu propose en exemple aux croyants des personnes vertueuses qui vécurent parmi les incrédules, ayant besoin d'eux, et dont leur société ne leur a nui en rien. Pharaon était un souverain despote et orgueilleux. Sa femme Asia ne l'approuvait pas souvent dans son agissement. Une fois soumise à Dieu, l'impiété de son mari ne lui a causé aucun préjudice. Dieu donne cet exemple afin que les hommes sachent qu'il les juge en toute équité sans prendre l'un d'entre eux à cause d'un péché commis par un autre. À ce propos, Ibn Jarir rapporte d'après Salman que Pharaon torturait sa femme en l'exposant au soleil. En la quittant les anges venaient la protéger de leurs ailes, et elle voyait sa demeure au Paradis. Elle implorait Dieu par ces mots: «Seigneur, réserve-moi une place au Paradis» Elle a choisi le voisin avant la demeure, comme ont avancé les ulémas: «Protège-moi contre Pharaon et ses manœuvres» Car je désavoue sa tyrannie et ses méfaits. «Délivre-moi des méchants». Telle est Asia Bent Mouzahem dont son mari Pharaon attachait ses pieds et ses mains aux pals pour la torturer alors qu'elle endurait patiemment tout cela. En voyant sa demeure au Paradis, elle sourit. Son mari s'écria alors en s'adressant à ses sujets: «Ne vous étonnez-vous pas de sa folie? Nous la torturons et elle rit?». Dieu recueillit son âme au Paradis. «Il propose aussi en exemple Marie, fille de 'Imran, qui vécut chaste» en gardant sa virginité. «Nous lui insufflâmes une parcelle de notre vie» en lui envoyant l'ange Gabriel qui se présenta devant elle sous une forme humaine et Dieu lui ordonna de souffler dans l'encolure de sa robe. Ce souffle atteignit directement son utérus et elle tomba aussitôt enceinte. « Elle crut aux paroles de son Seigneur, et à son Livre» c'est à dire en Ses lois et Sa prédestination. Abou Moussa Al-Ach'ari rapporte que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Parmi les hommes il y avait plusieurs qui ont été idéaux, mais parmi les femmes il n'y avait que trois: Asia la femme de Pharaon, Marie la fille de 'Imran et Khadija Bent Khouwailid. La supériorité de 'Aïcha sur les autres femmes est comme celle du «tharid» sur tous les autres mets:» (Rapporté par Boukhari et Mouslim). (Ce tharid est un mets composé de pain trempé dans la soupe de la viande).

Verset 11

Allah propose en exemple aux fidèles la femme de Pharaon. Elle disait: «Seigneur, réserve-moi une place au Paradis. Protège-moi contre Pharaon et ses manœuvres. Délivre-moi des méchants». Par contre, Dieu propose en exemple aux croyants des personnes vertueuses qui vécurent parmi les incrédules, ayant besoin d'eux, et dont leur société ne leur a nui en rien. Pharaon était un souverain despote et orgueilleux. Sa femme Asia ne l'approuvait pas souvent dans son agissement. Une fois soumise à Dieu, l'impiété de son mari ne lui a causé aucun préjudice. Dieu donne cet exemple afin que les hommes sachent qu'il les juge en toute équité sans prendre l'un d'entre eux à cause d'un péché commis par un autre. A ce propos, Ibn Jarir rapporte d'après Salman que Pharaon torturait sa femme en l'exposant au soleil. En la quittant les anges venaient la protéger de leurs ailes, et elle voyait sa demeure au Paradis. Elle implorait Dieu par ces mots: «Seigneur, réserve-moi une place au Paradis» Elle a choisi le voisin avant la demeure, comme ont avancé les ulémas: «Protège-moi contre Pharaon et ses manœuvres» Car je désavoue sa tyrannie et ses méfaits. «Délivre-moi des méchants». Telle est Asia Bent Mouzahem dont son mari Pharaon attachait ses pieds et ses mains aux pals pour la torturer alors qu'elle endurait patiemment tout cela. En voyant sa demeure au Paradis, elle sourit. Son mari s'écria alors en s'adressant à ses sujets: «Ne vous étonnez-vous pas de sa folie? Nous la torturons et elle rit?». Dieu recueillit son âme au Paradis.

Verset 12

Il propose aussi en exemple Marie, fille de 'Imran, qui vécut chastement lui insufflâmes une parcelle de notre vie. Elle crut aux paroles de son Seigneur et à Son Livre. Elle fut vertueuse. «Il propose aussi en exemple Marie, fille de 'Imran, qui vécut chaste» en gardant sa virginité. «Nous lui insufflâmes une parcelle de notre vie» en lui envoyant l'ange Gabriel qui se présenta devant elle sous une forme humaine et Dieu lui ordonna de souffler dans l'encolure de sa robe. Ce souffle atteignit directement son utérus et elle tomba aussitôt enceinte. «Elle crut aux paroles de son Seigneur, et à son Livre» c'est à dire en Ses lois et Sa prédestination. Abou Moussa Al-Ach'ari rapporte que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Parmi les hommes il y avait plusieurs qui ont été idéaux, mais parmi les femmes il n'y avait que trois: Asia la femme de Pharaon, Marie la fille de 'Imran et Khadija Bent Khouwaïlid. La supériorité de 'Aicha sur les autres femmes est comme celle du «tharid» sur tous les autres mets» (Rapporté par Boukhari et Mouslim). (Ce tharid est un mets composé de pain trempé dans la soupe de la viande).

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